Une chorégraphie qui lie entre eux les genres et les continents. Une musique intense qui s’invente dans la fusion. Des artistes pris dans leurs rôles, des lumières complices. Présenté au MGI durant le week-end, Rhythm on Fire de la Art Academy a été brûlant d’émotions.
Soudain, l’embrasement ! Même pas une étincelle pour prévenir de l’imminence de l’incendie. Aucune fumée pour éveiller le moindre soupçon : Rhythm on Fire explose dès la première note, au moment où les pieds de la danseuse en blanc foulent la scène. Le spectacle est un brasier, un tourbillon de feu dont la chaleur et l’ardeur sont constantes. L’oxygène donne vie à ses flammes. Elles prennent tout l’espace de la scène, dansent d’une énergie renouvelée sur les planches, qui claquent lorsque les corps retombent avant de reprendre leur envol.
Ces flammes sont des hommes, des femmes. Ils incarnent la royauté, la sagesse, la pureté, les émotions, le bien, le mal. Ils dansent au son de l’Afrique, s’évadent dans des ballets d’Inde, bougent en rythme avec le séga, entrent dans la provocation du cancan, font voler les robes de salsa. Les envolées sont acrobatiques, classiques, primaires, martiales, sensuelles. Rhythm on Fire touche à tout. Il mélange les pas dans le même élan en trouvant des similitudes aux genres et en imbriquant les différences en une même pièce.