• Les marchands de Da Patten et de l’Arab Town s’opposent et réclament également un étal

Les marchands de Da Patten et de l’Arab Town sont révoltés. Après avoir pris connaissance de l’exercice du recensement des marchands ambulants, opérant dans la ville pour être relogés au sein de l’Urban Terminal, ceux de ces deux foires ont débarqué à la mairie pour revendiquer leurs droits. Ils ont notamment déploré la présence de marchands ambulants dans la ville malgré un verdict de la cour et avancent qu’ils devraient être les véritables bénéficiaires des étals au sein de l’Urban Terminal.

« Nous avons appris que la mairie a procédé à un recensement des marchands ambulants dans la ville de Rose-Hill. Le nombre s’élève à 53. En tant que fidèles locataires de la municipalité de Rose-Hill, nous sentons que nous avons été victimes d’une injustice », affirme Fazila Goorahoo, porte-parole des marchands de Da Patten. Elle avance qu’aucun marchand ambulant « n’a le droit » d’opérer dans la ville de Rose-Hill.

« Un ancien magistrat de la ville avait pris les dispositions pour éliminer les marchands ambulants. Un procès avait été intenté en cour et un verdict a été rendu en ce sens. Même quand Ken Fong est arrivé à la mairie, il menait une campagne de zéro tolérance contre les marchands ambulants. Aujourd’hui, il a envoyé deux inspecteurs pour effectuer un recensement des marchands ambulants dans la ville », déplore Fazila.

En apprenant la nouvelle, la majorité des marchands de Da Patten et de l’Arab Town ont réclamé des explications au maire. Il nous revient que ce dernier, Ken Fong, a, dans un premier temps, refusé de rencontrer les marchands. Sur l’insistance de ces derniers, il n’a eu d’autre choix que de concéder. « Nous avons exigé que le maire rencontre tous les marchands dans la salle du Conseil. Il a accepté. Lors de la réunion, nous avons informé le maire que nous sommes au courant de l’exercice de recensement. Au départ, il a réfuté les allégations mais quand nous lui avons fait part de tous les détails que nous avons eus, il n’a eu d’autre choix que de confirmer la nouvelle. Alors, nous avons dit au maire qu’il a commis un outrage à la cour, car aucun marchand ambulant n’a le droit d’exercer dans la ville », souligne Fazila.

Réalisant son erreur, le maire a demandé aux marchands de présenter leurs propositions. Les marchands de Da Patten et de l’Arab Town estiment qu’ils ont droit à un étal au sein du Rose-Hill Urban Terminal. « Selon les informations que nous avons recueillies, ce recensement a été fait dans le cadre du projet de l’Urban Terminal. Ces marchands ambulants y seront relogés. Or, ce sont les marchands de Da Patten et de l’Arab Town qui devraient être les véritables bénéficiaires d’un étal au sein de l’Urban Terminal. Autrefois, on nous avait dit qu’aucun marchand ne serait relogé au sein de l’Urban Terminal et, aujourd’hui, la mairie s’apprête à reloger 53 marchands ambulants. C’est injuste », avance Fazila Goorahoo.

Ken Fong aurait fait comprendre aux marchands que les étals au sein de l’Urban Terminal coûteront plus cher que ceux des foires. « Nous acceptons de payer le prix imposé. Si les marchands de Port-Louis et ceux de Curepipe peuvent être relogés dans l’Urban Terminal, pourquoi pas nous ? À Port-Louis, les marchands paieront une mensualité de Rs 4 000 et nous pourrons aussi payer cette somme. Nou ki pas mizer, bann-la ki rekonpanse ? Li pa zis », déclare Fazila.

Ken Fong a alors « promis » aux marchands que leur demande sera communiquée aux ministres Nando Bodha et Fazila Jeewa-Daureeawoo. Les marchands de Da Patten et de l’Arab Town ont réclamé une rencontre urgente avec les ministres concernés. Entre-temps, ils rédigeront une lettre à la mairie, dont une copie sera envoyée aux deux ministres pour formuler leur demande.