Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, réclame des dommages de Rs 50 millions pour des allégations formulées à son encontre par le président du Parti travailliste, Patrick Assirvaden, lors de la campagne à Belle-Rose/ Quatre-Bornes. C’est par le biais de l’avoué Yash Balgobin que l’ancien ministre de la Bonne gouvernance a logé une plainte en Cour suprême hier. Ce dernier affirme que les propos tenus par le dirigeant du Ptr lors du dernier meeting des rouges, soit deux jours avant l’élection du 17 décembre, l’ont « diffamé » et lui ont porté préjudice.

Selon les propos retranscrits dans la plainte de Roshi Bhadain, le président du Ptr aurait laissé entendre, lors de ce rassemblement politique : « Ki li pann fer ? Komie case li pann mete… ti met case kont Dr Ramgoo- lam lor zafer later. Case kinn finn arive… Pa ti met case lor Bhunjun ? Case roule case raye. Pa ti met case lor bann tifi BAI… Dufry ? Ki pa dir ? Amen Dr Ramgoolam lacour. Case raye. Bhadain manter. »

Roshi Bhadain fait également état de plusieurs propos tenus par Patrick Assirvaden au sujet du projet Heritage City.

Le leader du Reform Party affirme que le président du Ptr a « terni son image » alors qu’il dit n’avoir « causé aucun tort à personne ». Il avance dans la foulée qu’il s’est vu conférer le titre de Grand Commander of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean en 2016 pour sa contribution à plusieurs niveaux dans le pays.

Il réfute aussi les dires de Patrick Assirvaden à l’effet qu’il serait le responsable du crash de la BAI. Roshi Bhadain poursuit toutefois en affirmant qu’il maintient que « des commissions ont été versées » sur des comptes en banque en Suisse, précisément à Zürich et à Genève, à une compagnie au nom de Frydu pour des produits vendus à l’aéroport de Maurice. Roshi Bhadain lui-même fera partie des avocats lorsque cette affaire sera appelée.