Le comité directeur de la Rugby Union Mauritius (RUM) et les rugbymen s’étaient réunis les 11 et 13 juillet au Centre Technique National de François Blaquart, à Réduit. Ils se sont penchés sur la restructuration du rugby mauricien à travers le projet « Mo rugby Moris 2017-2021″, dont le travail concerne le plan structurel, sportif, social et financier. « On veut donner un grand souffle à notre rugby », a déclaré le président de la RUM, Kevin Venkiah, qui s’est exprimé au sujet du plan de restructuration élaboré par Bruno Bax, directeur sportif de la RUM, et toute son équipe.
Pour Kevin Venkiah, ce plan se veut « ambitieux », sachant que le rugby à Maurice est « en pleine croissance ». La RUM, dit-il, s’embarque dans la mise en oeuvre d’un projet très bien défini, fort intéressant et à long terme pour pérenniser le rugby à Maurice. « Dans quatre ans, nous souhaitons créer plus de clubs. Nous couvrons déjà quatre régions de l’île avec six clubs et en 2021 on veut qu’au mois 12 clubs soient affiliés à la fédération. On devrait aussi avoir un terrain permanent pour les entraînements des sélections nationales. On développera aussi le rugby touch, le beach rugby, et davantage le rugby à 7, 10 et 15 pour les enfants, les jeunes, les hommes et les dames. On embauchera s’il le faut, des gens compétents pour mener les objectifs à bien », fait-il ressortir.
D’ici 2021, la RUM souhaite couvrir la totalité du territoire mauricien et Rodriguais, et accroître ses nombres de licenciés. L’emphase sera mise sur la formation et l’encadrement des entraîneurs, éducateurs et arbitres également. Rien ne sera laissé au hasard de par un programme taillé sur mesure. Des cours pédagogiques, techniques et tactiques, entre autres, seront offerts entraîneurs qui, par la suite, auront des objectifs à atteindre, comme celui d’encadrer l’équipe nationale senior, junior ou même initier les plus jeunes dans les écoles de rugby. Cela étant dit, la création d’une académie reste une des priorités de la RUM. D’où l’ambition de créer des pôles espoirs et de faire du rugby une discipline à part entière dans les établissements primaires et secondaires, et ce, à travers des compétitions à l’instar des interclasses et intercollèges, tant régional que national.
Les jeunes, plus particulièrement ceux âgés de 16 à 19 ans, constituent un maillon essentiel de ce projet. D’ailleurs, la RUM recherche des entreprises mauriciennes, susceptibles de contribuer au développement du rugby local. L’organisme souhaite en effet offrir des contrats sport-étude, afin que chaque année deux jeunes de chaque catégorie puissent être sponsorisés pour un stage en entreprise. Les sponsors contribueront ainsi à l’essor des champions de demain, aussi bien qu’au financement de certaines infrastructures ou à la création d’emplois.
En ce qu’il s’agit des seniors, il faut se rendre à l’évidence que durant ces dernières années, le niveau demeure stagnant. Pour arriver à franchir un nouveau palier, la RUM prévoit d’aller rencontrer ceux qui ont pratiqué le rugby avec succès dans les pays qui ressemblent à Maurice, notamment le Sri Lanka. Puis, elle compte augmenter la participation mauricienne aux compétitions internationales et entamer des négociations avec des centres techniques à l’étranger en vue des échanges.