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Après un ralenti important dans le secteur de la construction entre 2011 et 2015, marqué par une décroissance de 9,4% en 2013, l’industrie a connu une reprise significative. En 2017, la croissance était estimée à 7,3%. Pour 2018, une croissance de 9,5% est attendue dans le secteur de la construction. Elle pourrait même être à deux chiffres, selon le ministre des Infrastructures publiques, qui animait une conférence de presse en fin de semaine aux côtés des responsables du Construction Industry Development Board (CIDB) à Port-Louis.

« Cette année, la croissance est estimée à 9,5%. Et si tout va bien, nous pourrions même attendre une croissance à deux chiffres », a avancé Nando Bodha. Rappelant que le secteur de la construction est un pilier important de l’économie et représente 4 à 5% du Produit intérieur brut (PIB), il se dit confiant que pour les cinq ans à venir, « nous allons vers une dynamique soutenue dans le secteur de la construction. »

Selon lui, cette progression est le résultat de nombreux projets actuellement en chantier, notamment la construction du Metro Express, celui du complexe multisport à Côte d’Or, ou encore les projets de logement et de service public, tels les hôpitaux. À ce jour, les investissements dans l’industrie avoisinent Rs 70 milliards et selon les chiffres de Statistics Mauritius, la main- d’œuvre locale se chiffre à 56 000 et 7 200 travailleurs étrangers, dont pour certains l’expertise n’est pas disponible à Maurice.

Par ailleurs, selon le constat sur divers chantiers, la nature des sols à Maurice est compliquée, rendant les projets de développement difficiles à concevoir. D’où l’importance de réaliser des études géotechniques avant d’entamer des projets publics importants. Nando Bodha a ainsi annoncé que les études géotechniques seront rendues obligatoires pour les projets publics. Le but est de respecter la qualité des travaux, les délais et les coûts impartis de chaque projet.