Le Professional Learning Training Centre (PLTC) propose désormais les formations de Fitch Learning dédiées aux professionnels de la finance dans les secteurs bancaires et non-bancaires. Ce centre de formation du groupe Harel Mallac a établi un partenariat en ce sens avec le centre international de formation de Fitch Learning spécialisé dans les services financiers et l’African Financial Learning Access (AFLA), représentant de Fitch Learning. Le lancement a été effectué par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth hier après-midi au Labourdonnais Hotel.
Ce partenariat stratégique entre ces trois parties porte sur la création du centre de formation dans les secteurs des services financiers destiné au secteur bancaire et non-bancaire. L’annonce officielle de ce partenariat a été faite en présence de Deven Maulloo, Chairman d’AFLA, du Haut-Commissaire Britannique Jonathan Drew et d’Andreas Karaisko, CEO de Fitch Learning.
Fitch Learning compte utiliser Maurice comme hub régional. Selon Antoine Harel, Chairman du groupe Harel Mallac, ce partenariat est en ligne avec la stratégie d’expansion du groupe en Afrique. Ces formations, estime-t-il, vont améliorer le niveau de connaissance et de compétences dans le secteur financier. « Le groupe se positionne à bâtir des nations d’entrepreneurs et de professionnels dans la région africaine », a déclaré Antoine Harel.
Selon Deven Maulloo, le défi à relever est d’avoir à Maurice autant de professionnels qualifiés dans les secteurs des services financiers qu’en Singapour. « Il est temps de se rattraper si nous maintenons l’objectif de faire des services financiers un de nos piliers économiques, et la survie même de notre deuxième miracle économique en dépend », affirme ce dernier.
SAJ, invité d’honneur à ce lancement, a salué l’initiative de Fitch Learning et d’AFLA d’utiliser Maurice comme hub régional. Selon le Premier ministre, l’installation de Fitch Learning à Maurice, va autonomiser le secteur financier avec les compétences et les formations appropriées et contribuera à consolider la crédibilité du secteur des services financiers de Maurice. Maurice doit, selon ce dernier, saisir toutes les opportunités de développement, en particulier ceux visant l’Afrique qu’il a qualifié de « next frontier of development ». Pour atteindre cet objectif, le Premier ministre devait insister lourdement sur la formation continue pour l’acquisition de compétences. SAJ a fait la comparaison avec Singapour qui dispose de 70 fois plus de professionnels des services financiers que Maurice. « Nous devons viser l’excellence », a déclaré ce dernier.
Le service financier, reconnaît SAJ, constitue en effet un secteur clé de l’économie mauricienne dans la mesure où sa contribution au Produit intérieur brut est de 10 % et emploie environ 15,000 personnes, avec un taux de croissance de 5 %. Ce secteur est de ce fait un des secteurs les plus bouillonnants de l’économie et raison pour laquelle, il faut viser encore plus loin, a laissé entendre SAJ. Toutefois, le Premier ministre a lancé une mise en garde : « Dans sa quête de progrès, je ne laisserai rien ternir l’image du pays. »