Notre pays a été présenté comme un centre financier crédible et une plateforme que les entrepreneurs indiens ne peuvent ignorer lorsqu’il est question d’investissements en Afrique. C’était dans le cadre de la tenue la semaine dernière, dans la Grande Péninsule, d’une conférence organisée par l’International Venture Capital Association of India, où une délégation mixte Financial Services Commission – Board of Investment –  Secteur privé a eu l’opportunité de mettre l’accent sur la solidité du cadre légal et régulatoire mis en place à Maurice pour régir les services financiers, en particulier les investissements en direction de l’Inde.
« Notre participation à cette conférence de l’IVCAI nous a permis, lors d’une session consacrée à Maurice, de mettre l’accent sur les opportunités offertes par notre plateforme aux entreprises indiennes souhaitant faire des affaires en Afrique », a déclaré Marc Hein, président de la Financial Services Commission (FSC), qui avait conduit la délégation mauricienne à cette rencontre de haut niveau, où étaient présents des gestionnaires de fonds, des chefs d’entreprise et des spécialistes en capital-risque. Les représentants mauriciens ont parlé de la solidité du cadre légal et régulatoire concernant les services financiers, soutenus en cela par des intervenants du côté de l’IVCAI. Ces derniers, a indiqué Marc Hein, ont fait ressortir que le secteur financier mauricien est bien réglementé et ont dit leur appréciation des efforts déployés par Maurice pour un contrôle plus serré sur les investissements en Inde passant par notre secteur du Global Business.
L’argument concernant le renforcement du cadre légal et régulatoire mauricien en vue de prévenir tout possibilité de blanchiment d’argent, à travers des opérations de round tripping, a été repris avec force par des membres de la délégation mauricienne dans divers entretiens accordés à la presse indienne avec, pour objectif, de mettre en avant l’image de marque de la juridiction mauricienne. Le round-tripping, dans le cas de la Grande Péninsule, est une opération consistant à faire sortir des capitaux de ce pays pour ensuite les réinvestir par le truchement d’une entité étrangère, et ce tout en prenant avantage des incitations fiscales offertes par le centre offshore où cette entité est enregistrée.
Rapportant les propos des participants mauriciens, la presse indienne indique que les autorités et opérateurs du secteur du Global Business ont tenu à dissiper la perception selon laquelle le pays serait perçu comme un centre financier où il existe des activités de blanchiment de capitaux. « As long as India investments are concerned, the regulatory requirements are much more complicated. If somesone comes and says we want to invest in India, then we have very stringent licencing conditions », annonce l’Economic Times of India, en reprenant les propos du président de la FSC. Ce dernier devait souligner qu’en sus du Tax Residency Certificate (TRC) octroyé chaque année par les autorités locales, l’investisseur doit pouvoir satisfaire la FSC et la Mauritius Revenue Authority du besoin de renouvellement de son certificat. « The checks are there to ensure that the licences continue to meet the special India licencing conditions », a rappelé Marc Hein.