Le temps est compté pour les sinistrés qui résident au centre St Malo à Baie du Tombeau. Après le passage du cyclone Berguitta, ces neuf familles se sont réfugiées au centre et refusent de quitter le lieu pour se retrouver à la rue. Les autorités concernées leur avaient donné jusqu’à dimanche pour évacuer le centre. Le délai étant expiré ce lundi, les résidents du centre ne comptent pas quitter les lieux sans avoir obtenu un toit pour dormir.

Désiré Johnson, secrétaire général du Mouvement Zenfant Baie du Tombeau, demande au gouvernement de procurer un logement temporaire à ses familles dans le besoin: « Ces personnes ne veulent pas choisir où elles veulent vivre. Peu importe l’endroit, elles iront. Ceux ne sont pas des squatters. Ceux sont des personnes qui ont perdu leur maison dû aux inondations. Nous voulons que tout se passe officiellement et non pas verbalement. Ses personnes resteront dans le centre et non pas dans la rue. Et que les autorités prennent leur responsabilité ».

Stephanie Hall, une des sinistrés de Berguitta, indique qu’ils refuseront de quitter le centre à moins d’avoir un logement temporaire. « Personne est heureux de vivre dans un centre. Tout le monde aime être libre dans leur maison. Ici, nous vivons avec une cuisine pour neuf familles. Mais nous faisons avec jusqu’à trouver un meilleur logement. Cela fait six mois que nous demandons aux autorités concernées de faire le nécessaire. Nous n’avons rien reçu jusqu’ici. Nous sommes même partis voir le ministre (du travail) Soodesh Callichurn dans son bureau. Et jusqu’ici, aucune réponse de sa part », déplore Stephanie Hall.

D’ailleurs, certains des sinistrés ont débuté une grève de la faim au Jardin de la compagnie à Port-Louis, samedi, pour faire entendre leur voix et tenir tête à la décision des autorités concernées concernant l’expulsion des réfugiés et la fermeture du centre communautaire de St-Malo.