Suite aux récentes arrestations de deux skippers en état d’ébriété, leur permis leur a été retiré jusqu’à ce que l’enquête soit terminée et que la cour se prononce sur une éventuelle poursuite. Niven Muneesamy, directeur de la Tourism Authority, explique que tout délit commis pendant la navigation engendre des sanctions allant jusqu’à l’emprisonnement ou la révocation du permis d’opérer.
Une première arrestation a eu lieu le 23 mai dernier à Flic-en-Flac, lorsque le bateau de Visnoo Ramasawmy, 34 ans, a chaviré en haute mer avec, à son bord, 14 touristes, y compris des enfants. Huit d’entre eux ont dû être transportés d’urgence à la clinique de l’Occident pour y recevoir des soins. Le skipper, lui, a dû payer une amende après avoir été découvert positif à un alcotest.
Un deuxième accident a eu lieu le matin du 1er juin à Mon-Choisy. Cette fois, Nitish Naick, 30 ans, a percuté un bateau de la National Coast Guard, qui était en patrouille. Blessé lors de la collision alors qu’il participait à des activités nautiques, un touriste français a dû être conduit d’urgence à la clinique du Nord. Le skipper a été appréhendé dans le lagon de Mon-Choisy, lui aussi positif à l’alcotest.
Niven Muneesamy, directeur de la Tourism Authority (TA), fait comprendre qu’il existe, dans ce genre de situation, toute une panoplie de sanctions, allant d’une simple amende jusqu’à la révocation du permis d’opérer. Dans le cas de ces deux skippers, dit-il, leur permis ont été « suspendus, jusqu’à ce que l’enquête soit terminée ». La TA réfléchira aux sanctions une fois que la Cour se sera prononcée.
Par ailleurs, les articles 94 et 95 de la Tourism Authority Act de 2006 stipulent que toute personne, ayant une licence et naviguant, ou étant à la charge d’un bateau de skipper, sous l’influence de produits prohibés, tels la drogue ou les boissons alcoolisées, risque une amende variant de Rs 5 000 à Rs 50 000 ainsi qu’une peine d’un an d’emprisonnement. En outre, en cas de récidive, l’amende passe de Rs 10 000 à Rs 100 000, tandis que la peine d’emprisonnement peut, elle, atteindre 2 ans. Dans ce genre de situation, selon l’article 107(1)(c), si l’affaire est portée devant la justice, la Cour peut retirer le permis d’opérer au skipper concerné.
Le directeur de la TA explique que, pour pallier ce manque de discipline auprès des skippers, ces derniers doivent être formés. « Ceux qui veulent obtenir leur permis d’opérer doivent, avant tout, avoir suivi une formation de cinq jours, qui se soldera par un premier test », dit Niven Muneesamy. Il continue : « Ces personnes bénéficieront ensuite d’une attestation les autorisant à pratiquer dans les lagons et devront passer un test pratique. Pour ceux qui détiennent déjà un permis, des formations spécifiques sont prévues sur une base mensuelle sur la sécurité en mer, lesquelles se donnent par région. D’autres formes de sensibilisation sont prévues pour éviter ce genre d’incident en mer. »