Le PTr a lancé, hier, un appel « digne et sincère », au leader de l’opposition, Paul Bérenger. « La balle est dans son camp », dit le président des rouges, Patrick Assirvaden, souhaitant que « Paul Bérenger et le MMM, reviennent à de meilleurs sentiments ». Il commentait le jugement des Comité des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies tranchant en faveur de Rezistans ek Alternativ dans leur contestation de la déclaration ethnique des candidats à des élections générales. Pour Patrick Assirvaden, « cet avis » rejoint exactement ce que le Premier ministre Navin Ramgoolam et le PTr disent depuis quelques temps déjà. Avançant que les rouges sont réconfortés de la position des NU, il estime que « c’est plutôt le MMM que ce jugement embarrasse ».
Pour avancer selon le PTr, il est nécessaire d’effectuer un nouveau recensement, car celui de 1972 est dépassé. « A partir de là, avec une nouvelle base, nous verrons plus clair et nous saurons dans quelle direction nous diriger », dit Patrick Assirvaden. « Le jugement des NU en faveur de Rezistans ek Alternativ — selon lequel l’obligation de décliner l’appartenance communale lors du Nomination Day constitue une violation des droits fondamentaux de tout candidat — reflète exactement ce que le PTr préconise », soutient le président des rouges, qui animait une conférence de presse hier avec le secrétaire général du PTr, Lormus Bundhoo. Il fait ressortir que le PM, à plusieurs reprises, a fait ressortir avant ce jugement, que 44 ans après notre accession à l’indépendance, il est inadmissible que pour être candidat à des élections, il faille déclarer sa communauté. Selon lui, « cet avis embarrasse davantage le MMM que quiconque d’autres dans le pays ». Et d’ajouter que le PTr souhaite lui, une réforme électorale dans le sens préconisé par ce jugement. « Me nu pa dakor ki vinn rode dividen politik lor sa issue la », insiste-t-il.
Estimant le recensement de 1972 dépassé, le PTr souhaite un nouvel exercice. « C’est la base de tout changement pour que nous puissions progresser », dit Patrick Assirvaden, soutenant que le gouvernement est respectueux des protocoles signés. Il profite de l’occasion pour « lancer un appel au MMM pour changer de position sur cette question ». Maurice a évolué, dit-il, et « le MMM devrait reconsidérer sa position afin de trouver un terrain d’entente et que les négociations puissent aboutir à quelque chose ».