Dans une lettre adressée à ses adhérents dans le sillage des prochaines élections générales, la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) souligne ce que cette confédération syndicale qualifie de “Sithanen and Xavier Saga”. Selon la confédération, le gouvernement PTr/PMSD avait contribué à la déréglementation complète de la législation du Travail avec l’adoption, en 2008, de l’ancienne Employment Rights Act, loi qui vient d’être remplacée par la Workers’ Rights Act.

Grignotage de tous les droits acquis des travailleurs; licenciements “sans justification”; compensation salariale modique de Rs 100/Rs125, “alors que l’inflation avoisinait les 10%” et réduction de la contribution au National Pensions Fund (NPF) en raison d’une situation de quasi-gel salarial entre 2005 et 2014, entre autres”.

Reeaz Chuttoo et  Jane Ragoo affirment dans cette lettre que, parallèlement à cette politique d’austérité anti-travailleurs menée par Sithanen, le taux d’imposition fiscal des gros contribuables était ramené d’un taux de 22,5% à un “flat rate” de 15% ; que “sous prétexte de venir en aide à des entrepreneurs en difficulté, un Stimulus Package était distribué à tour de bras comme dans le cas de l’ancien député PTr Ram Mardemootoo ki ti gang boukou million ek asté bel loto pou so fami”.

Parlant de la nouvelle Workers’ Rights Act bien plus “Workers’ Friendly”, la CTSP note que le leader du PMSD et son fils, Adrien, se sont opposés à son introduction. “Tou lé dé finn dir ki Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) pou éna enn limpak négatif lor lékonomi. Zot pa dakor ek ‘Shift Allowance’, zot pa dakor ek Redundancy Board.” Et d’ajouter que, pour sa part, Rama Sithanen, “finn dir ki PRGF ek Workers’ Rights Act sé pa lé moman”.

La CTSP se demande ce que ferait Sithanen s’il redevenait ministre et se demande si l’ancien ministre des Finances travailliste ne viendrait pas, alors, prétendre, une fois encore, que “ana skelet dan plakar”. Cette confédération syndicale rappelle  qu’au moment de l’introduction du salaire minimal de Rs 9000 en janvier 2018, le leader du PTr, Navin Ramgoolam, “s’était prononcé contre” car, selon ce dernier, cela allait occasionner des licenciements.

Les deux syndicalistes réclament des “garanties” à Navin Ramgoolam qu’au cas où il revenait au pouvoir, il n’amendera pas la Workers’ Rights Act “pou plis portez sekter privé”; qu’il ne réduira pas le taux de contribution au PRGF ou qu’il n’abolira pas le Redundancy Board. “La CTSP attend de lui une réponse en écrit”, indiquent Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo.