Véritable coup de semonce que celui administré par le ministère des Terres aux différentes municipalités dans le cadre des procédures en vue de la mise à exécution du Mauritius Light Rail Transit System Project (métro léger). Ces collectivités se sont vu imposer des délais trop courts, entre un et trois mois, pour la délocalisation des activités économiques, de loisirs ou autres opérant sur des sites affectés par le trajet du métro léger. Les maires des différentes villes comptent faire bloc pour réclamer une approche plus transparente de la part des autorités engagées dans ce projet d’infrastructure d’envergure.
Beau-Bassin/Rose-Hill se présente comme la ville qui devrait être la plus affectée par les travaux. En effet, les indications disponibles confirment que le métro léger traversera littéralement le centre des villes soeurs depuis l’avenue Victoria à Quatre-Bornes jusqu’à la cité Barkly en longeant la promenade Roland Armand, Vandermeersch. Ainsi, il faudra s’attendre à voir la zone névralgique de l’Arab Town être délocalisée et une partie de la gare routière Cardinal Margéot affectée avant de s’engager le long de Vandermeersch jusqu’au centre de Beau-Bassin. Selon toute probabilité, le passage du métro léger dans cette partie des villes soeurs se fera sur pilotis compte tenu de la configuration et de la topographie de la région. Ce détail est sujet à confirmation.
Depuis la mi-juin, le ministère des Terres a donné un délai d’un mois à la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill pour libérer les zones identifiées formellement de toute infrastructure existante. Une véritable tâche herculéenne attend la municipalité. Réagissant à la démarche du ministère des Terres, le maire Racheed Daureeawoo propose une collaboration pour mener à bien le projet tout en dénonçant la façon de faire de ce ministère.