David Gaiqui, qui avait défrayé la chronique lorsqu’une photo de lui, nu, menotté et les mains et les pieds liés à une chaise, à la CID de Curepipe, avait circulé sur les réseaux sociaux, a logé une plainte en Cour suprême ce vendredi pour réclamer réparation.

Il demande que l’État et le commissaire de police lui paient conjointement des dommages de Rs 50 M pour le préjudice subit. Il déplore de plus le fait que le commissaire de police et l’État n’ont pas fait le nécessaire en instituant des procédures criminelles contre les policiers concernés pour abus de pouvoir.

David Gaiqui a décidé de loger sa plainte formelle après que sa « mise en demeure », logée depuis février 2018, soit restée sans réponse. Dans sa plainte, David Gaiqui déplore le traitement « inhumain et dégradant » qu’il a subi et revendique ses droits. Il explique dans sa plainte les événements qui ont suivi son arrestation, le 26 janvier 2018, à son domicile, alors qu’il dormait, de même que sa femme et ses deux filles. Il soutient avoir été traîné de force et qu’une fois à la CID de Curepipe, il avait été forcé à se déshabiller complètement.

Il soutient être resté dans cet état pendant près d’une heure et demie, en plus d’avoir été maltraité et torturé par des officiers de police. David Gaiqui, suspecté d’être impliqué dans des affaires de vols, avait vu toutes les charges provisoires retenues contre lui rayées sur avis du DPP le 5 février 2019. Dans sa plainte, rédigée par l’avoué Rajendra Appa Jala, il est avancé que l’arrestation était arbitraire, qualifiant sa détention d’injuste et illégale, et ajoutant avoir fait l’objet « de torture et d’agression » dans les locaux de la CID de Curepipe CID.