Les entrepreneurs de la rue Vandermeersh à Rose-Hill, ne savent, plus vers qui se tourner. Ils disent vivre un véritable calvaire au quotidien et ont le sentiment d’avoir été oubliés dans le sillage de la mise sur pied du Métro Express.

Leurs routines se résument désormais aux bruits, à la poussière et aux vibrations constantes. De plus, en termes de chiffres, les affaires vont mal. À la bordure de l’ancien jardin Promenade Roland Armand, ils se disent « à bout », fatigués par « les coupures d’eaux régulières et des fermetures de rue sans aucune communication de la part du maire de Beau-Bassin/Rose-Hill ». L’incertitude règne à cette rue, autrefois très fréquentée.

Autre problème visible qui s’ajoute à la balance, c’est la baisse drastique de la clientèle. Certains avancent que depuis le début de février, ils accumulent des pertes de Rs 20 000 à Rs 25 000 par mois. Tout semble commencer à peser lourd en fin de mois. La gérante du salon Hair Lounge explique qu’elle a dû se séparer d’une de ses employées.

Ils se rejoignent tous sur ce point: « nous sommes pour le développement, mais pas au détriment des gens », lance-une des propriétaires d’un bâtiment.

Las d’attendre, ils ont décidé de ne pas rester les bras croisés et de faire entendre leurs voix. Une pétition a été lancée et sera déposée au bureau du Premier ministre afin de faire bouger la situation.

« Tou inn vinn embalao, mo bann locataire pa p capav travay. Mo ena commitment ek labank ek CIM, b couma mo pu fer », s’interroge une des propriétaires. Dans leur pétition, ils lancent un appel au gouvernement pour obtenir une compensation, afin de ne pas avoir à mettre la clé sous le paillasson dans les mois qui arrivent.