L’Université de Maurice a décidé d’admettre environ 4 000 nouveaux étudiants pour l’année académique 2012-2013 en raison du manque de places et d’infrastructures adéquates sur le campus alors que depuis quelques années elle offrait des places additionnelles pour la rentrée d’août en introduisant une panoplie de nouveaux cours. Avec le nouveau groupe qui se joindra à la grande famille de l’établissement début août, l’UoM comptera près de 10 000 étudiants.
À la rentrée des cours pour la nouvelle année académique, c’est le même scénario sur le campus de Réduit. L’Université de Maurice (UoM), qui compte cinq facultés et plus de 10 000 étudiants, a déjà atteint sa capacité maximale. Pourtant, à chaque rentrée universitaire, elle introduit de nouveaux cours, augmentant ainsi le nombre de ses étudiants. Sa vocation étant d’offrir la possibilité à plus de jeunes de poursuivre des études supérieures dans cet établissement des plus abordables et réputés de l’île.
L’UoM compte plus de 45 ans d’existence, de l’école d’Agriculture à la faculté d’Engineering qui dispose depuis peu d’un nouveau bâtiment d’une dizaine d’étages. Par contre, les structures du campus de Réduit sont restées les mêmes. Devant l’ampleur que prend l’institution tertiaire, la répartition annuelle des salles de classes devient un véritable casse-tête. Les étudiants sont même parfois amenés à faire le tour du campus pour trouver une salle de libre pour les cours.
Chaque année de nouveaux cours sont annulés. Or, cette année, l’UoM a introduit quelques nouveaux enseignements qu’elle estime être en grande demande sur le marché du travail. Mias l’établissement tertiaire n’accueillera pas pour autant plus d’étudiants. Le manque de places sur le campus de Réduit est désormais devenu insupportable. « Nous avons un computer lab, qui compte une quinzaine d’ordinateurs par faculté. Parfois, nous devons attendre plus d’une journée avant d’avoir accès à un ordinateur. À la bibliothèque de même, il n’y a plus de place pour tout le monde », s’insurgent des étudiants en 2e année.
Si pour les étudiants ce manque de place devient de plus en plus inconfortable, c’est aussi devenu difficile pour l’administration d’aménager les emplois du temps et d’allouer les classes à chaque rentrée. L’institution tertiaire a ainsi décidé de ne pas offrir des places additionnelles cette année en attendant des infrastructures adéquates et surtout d’espace.
Plusieurs projets par ailleurs, qui ont été annoncés l’an dernier pour remédier au manque de place, tardent à venir. Après maintes négociations, l’UoM aurait dû à compter de cette année être en mesure d’accueillir plus d’étudiants et, surtout, dispenser ses cours dans de meilleures conditions. Elle s’est lancée dans un projet, avec le concours du State Investment Trust (SIT), pour étendre ses facilités à Ébène.
La construction d’un bâtiment pour accueillir uniquement des salles de classe a déjà débuté et devrait être complétée d’ici fin 2012. Le nouveau bâtiment ne sera donc pas pour la prochaine rentrée. Ces nouveaux locaux accueilleront la Business School de l’UoM ainsi qu’une bonne partie des étudiants de la faculté de Law and Management. D’autre part, le projet de créer une école de médecine dans un ancien bâtiment de la Development Works Corporation à Bel-Air prend également du temps.
Selon les premières indications, cette école de médecine de l’UoM sera en rapport avec les hôpitaux de la région, dont celui de Flacq. La première année de formation clinique post-universitaire devrait débuter cette année avec le concours des universités de Genève et de Bordeaux.