L’histoire nous enseigne que, à travers les âges, les virus ont causé pas mal de dégâts aux plantes comme aux animaux, occasionnant parfois même des pandémies. Qui n’a pas entendu parler du virus de l’influenza ou de la grippe aviaire? D’autres virus, de différentes espèces, sont responsables des maladies comme la fièvre jaune, le chikungunya, la dengue, le Sida et l’Ebola.
Mamade Kadreebux, qui vient de poser ses valises au pays natal, nous raconte qu’à Berkeley, où il séjourne régulièrement, certains universitaires ont émis l’hypothèse qu’il y a un dangereux virus qui affecterait le cerveau de certaines personnes. Apparemment ce virus se développe dans le cerveau des gens qui ont entre les mains une concentration de pouvoir, que ce soit au plan politique, financier ou autre; et ce virus déclenche une réaction telle que la personne infectée ne parvient plus à se départir du pouvoir. Il s’agit là du virus du « tripatouillement ».
Les suppositions vont bon train; ce virus se propage d’une façon insidieuse dans les neurones qui sont responsables de la prise de décision. Une des conséquences de cette propagation du virus dans le cerveau est que la personne infectée se trouve conditionnée, malgré elle, à procéder par toutes sortes de manigances, pour ne pas dire tripotages, en vue de conserver le pouvoir.  Un exemple flagrant est le cas de Sepp Blatter. On a vu comment ce Suisse avait remué ciel et terre pour s’offrir un cinquième mandat afin de rester à la tête de la FIFA! Les mauvaises langues prétendent que Blatter a dû subir plein la tête le virus du « tripatouillement »!
Il y a une ribambelle d’autres cas, comme ceux des Mobutu, Aboulaye Wade, Hosni Mubarak, Marcos, Nkurinziza, et autres Mugabe – pour ne mentionner que quelques-uns. Sommes-nous, à Maurice, à l’abri de ce virus du « tripatouillement »?
Tripatouiller (de tripoter et patrouiller): transformer, modifier avec maladresse, avec malhonnêteté.                                                                 
[Le public est invité à un Forum, sous l’égide de RAFAL, au Collège Royal de Curepipe, jeudi 7 janvier 2016, de 17h à 18h30. Quelques réflexions seront émises sur ce que nous réserve l’année 2016. Participation de Catherine Boudet, Catherine Hurree, Michael Atchia, Mamade Kadreebux et Yvan  Martial]