La sélection mauricienne de voile, qui a récolté une unique médaille d’or lors de la Coupe de l’océan Indien qui s’est tenue aux Seychelles il y a une semaine, s’est bien comportée, selon l’entraîneur national, Mike Lafleur. Mais le coach mauricien soutient que les barreurs auraient pu faire mieux si plus de moyens avaient été mis à leur disposition.
Il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Mike Lafleur estime que les Mauriciens auraient pu mieux faire avec les moyens nécessaires. « En comparaison, les Réunionnais et les Seychellois avaient des équipements neufs. Les nôtres datent des JIOI 2003 », lance-t-il. Il demande donc au ministère de la Jeunesse et des Sports et au ministre Devanand Ritoo d’investir un peu plus dans cette discipline. « Sinon, nous courrons droit à la catastrophe aux prochains JIOI. »
Revenant sur la performance des Mauriciens, Mike Lafleur avance que ses protégés se sont bien défendus. La médaille d’or de Tatiana Mathieu en laser 4.7 en est la preuve. « Il y a plusieurs façons de voir les choses. Aller prendre une médaille d’or aux Seychellois est déjà un exploit. » D’autant que l’opposition était rude. « Il nous faudrait plus de stages, plus de frottements avec l’étranger pour progresser. »
Chez les garçons, avec la médaille de bronze de Robert Rault, l’entraîneur national dresse un bilan positif de la situation. « Ce qui est bien, c’est que nous arrivons toujours à nous placer après les Seychellois. Ils étaient en or aux JIOI et nous, on était en bronze. On se maintient et nous espérons progresser jusqu’aux prochains Jeux. »
Par contre, la quatrième place de Christopher Bon peut être diversement commentée. En face de lui, le Mauricien a retrouvé le Seychellois Roy Govinden et le Réunionnais Manuel Lodeho, entraîneur de l’île soeur. Et à la troisième place, on retrouve un autre Seychellois, Paul Morel. « Ils ont tous concouru contre Christopher. Il était bien parti. Mais, malheureusement, ils sont tous ligués contre lui. La situation était vraiment compliquée pour lui. »
Mais au-delà de la performance mauricienne, Mike Lafleur veut croire que cette discipline peut apporter son lot de médailles lors des prochaines sorties internationales, à condition que les choses évoluent positivement. « Nous ne demandons pas la lune. Mais seulement que nous soyons pris en considération et qu’on nous donne les moyens nécessaires. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons progresser », conclut-il.