Les officiers de la Central Investigation Division (CID) de Bel-Air-Rivière-Sèche, favorisant dans le cadre de leur enquête un inside job quant au vol audacieux commis dimanche soir au préjudice d’un parlementaire ukrainien en vacances dans une villa au Anahita Resort, recherchent activement le coffre dérobé avec son contenu.
Les nombreuses battues de la police jusqu’ici se sont avérées vaines ; le coffre étant toujours introuvable, de même que son contenu. Le coffre appartenant à Anahita, contenait US $ 14 000, 2 500 Euros, une chaîne sertie de diamants estimée à US $ 200 000, une bague en diamant évaluée à US $ 3 000 ainsi que le passeport diplomatique du parlementaire ukrainien. Le tout étant évalué à Rs 8 millions. La propriétaire des bijoux a fait parvenir une photo de la chaîne Jew David Star pour faciliter son identification.
Privilégiant la thèse de l’inside job, la CID de Bel-Air-Rivière-Sèche a procédé à l’arrestation de deux employés affectés à cette villa lundi matin. Il s’agit de Vikash Odhyan, 28 ans, habitant Petit Chemin Bel-Air Rivière Sèche, butler de son état, et son collègue Sharma Beejmohun, 35 ans, d’Ecroignard, bagagiste et chauffeur du club. Les officiers les soupçonnent d’être impliqués dans ce vol.
Pour cause, Vikash Odhyan avait à sa disposition un trousseau de clés de ladite villa. Et dans sa déposition, la femme du parlementaire ukrainien a soutenu avoir ouvert le coffre à plusieurs reprises devant Vikash Odhyan et qu’il était parfaitement au courant de son contenu. Sharma Beejmohun a, pour sa part, été arrêté car il n’a pas respecté les procédures de cet établissement haut de gamme. Normalement, fait-on comprendre, un client appelle à la réception pour qu’un club car le récupère lorsqu’il souhaite se déplacer pour le dîner. Or, Sharma Beejmohun s’est pointé une demi-heure avant que les clients ne le demandent. Lorsque la femme du parlementaire lui a indiqué qu’elle n’était pas encore prête, au lieu de repartir vers l’accueil, Sharma Beejmohun est demeuré sur place pendant plus de 30 minutes.
Les deux accusés ont comparu en Cour de district de Flacq hier à la mi-journée sous une accusation de “larceny night breaking by band”. La police ayant objecté à leur liberté conditionnelle, ils ont été reconduits en détention policière. L’enquête se poursuit avec la recherche d’une troisième personne.