Tout comme lors de la dernière édition, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC et les Tranquebar Black Rangers disputeront les finales de la Coupe des clubs champions de la zone 7 de volley-ball. Finalistes malheureux, ces deux formations aspireront à mieux cet après-midi au Palais des Sports de Mahamasina à Tananarive. Au cours des demi-finales disputées hier, les deux représentants mauriciens ont pris la mesure des Réunionnais du Tampon Gecko Volley.
Deux équipes mauriciennes en finale certes, mais il s’agit somme toute d’effacer un maléfice. Il faut en effet remonter à 1999 pour assister au sacre d’une équipe mauricienne au niveau masculin, soit la Fire Brigade, et encore plus loin, en 1996, pour assister à la victoire finale de l’Union de Curepipe chez les dames. Le temps des vaches maigres sera-t-il révolu cet après-midi ? Quoi qu’il en soit, une certaine confiance règne dans le camp mauricien.
D’ailleurs, fort de son succès aux dépens des Malgaches de COSFA en finale de groupe jeudi dernier, Camp Ithier a confirmé ses bonnes dispositions lors de cette première demi-finale. Face à une équipe du TGV deuxième de sa poule, suite à sa défaite au couteau face aux Malgaches de Voara, l’équipe de l’Est a su faire front pour s’offrir une victoire en quatre sets (26-24, 22-25, 29-27 et 25-15). Un parcours sans faute jusqu’ici qui leur permet d’aborder cette ultime étape avec beaucoup de sérénité.
« Jusqu’ici, tout a marché comme sur des roulettes pour nous. Les joueurs auront le temps nécessaire pour récupérer en vue de cette finale et je suis conscient que toute l’île Maurice sera derrière nous », soutient l’entraîneur Dharmendra Gundowry.
Toujours est-il qu’il reconnaît que ses protégés ont pris du temps avant de trouver la bonne carburation. « Nous avons certes bousculé l’adversaire, mais nous avons également commis beaucoup de fautes directes. Les joueurs sont également tombés dans la facilité par moment. Il n’empêche que nous avons affiché notre vrai visage au quatrième set et les Réunionnais n’ont alors pu que constater les dégâts. »
Heureux de cette qualification, Dharmendra Gundowry la dédie à son président de club, Soogum Ramkhelawon, à sa famille et à tous ceux qui ont aidé l’équipe pour ce déplacement. Camp Ithier affrontera en finale le vainqueur de la rencontre COSFA/AS Voara qui s’est jouée hier soir.
De leur côté, les Tranquebar Black Rangers disputeront leur troisième finale d’affilée dans cette compétition. Battues lors des deux dernières éditions par les Seychelloises d’Anse Royale et les Réunionnaises de Saint-Denis Olympique, Martine Bistoquet et ses camarades tenteront cette fois de vaincre le signe indien. Face au TGV, elles ont forcé la décision en trois sets (26-24, 25-21 et 25-21), se montrant plus efficaces lors des moments cruciaux. C’est ainsi qu’elles renverseront la situation lors de la manche initiale, alors qu’elles étaient menées 23-24.
Cette qualification avait un goût particulier pour l’entraîneur José Bistoquet. Veuf depuis août dernier, il devait fêter son anniversaire de mariage hier. Ému, il loue le courage de ses joueuses. « Elles ont su rester soudées et se sont battues jusqu’au bout, tout en croyant dans leurs chances jusqu’au bout. » Certes, en finale, la formation affrontera une équipe de la Grande île, soit Stef Auto, soit 3FB. Néanmoins, José Bistoquet y croit. « Une finale reste une finale. Tout un public sera derrière notre adversaire, mais tout peut arriver ».