Depuis 9 h 30 ce matin, les employés du groupe SICOM ont été appelés aux urnes pour décider du sort de la reconnaissance syndicale de la SICOM Employees Union, par les moyens d’un vote à bulletin secret (secret ballot). Pour la première fois, les quelque 220 employés de la compagnie d’assurances d’État ont l’opportunité d’exprimer leur choix sur l’élection d’un syndicat qui les représentera lors de négociations avec la direction. À 12 h 30, le taux de participation était de 80 % selon les informations officielles.
Les employés de la SICOM ont été appelés durant la journée à exprimer leurs votes sur s’ils désirent ou non qu’il y ait un syndicat pour défendre leur intérêts : une première pour la SICOM qui compte 39 ans d’existence. L’enjeu de ce scrutin se déroulant sous la supervision de l’Employment Relations Tribunal (ERT) consiste, rappelons-le, à trancher sur la question de reconnaissance syndicale à la SICOM EU.
Après plus d’un an de négociations infructueuses auprès de la direction de la SICOM pour accéder à ce statut — la représentativité est contestée par la direction qui remet en cause le nombre d’adhérents du syndicat —, la SICOM Employees Union (SICOMEU) avait fait appel à l’ERT pour trancher sur la question. La SICOM EU avait déposé une demande en mars dernier pour réclamer un ordre auprès de cette instance, intimant la direction de la SICOM de la reconnaître comme partenaire des dialogues et apte à représenter les intérêts des travailleurs sur la table des négociations avec la direction de la SICOM.
Aux abords du bâtiment de la SICOM ce matin, l’ambiance électorale se faisait sentir avec une certaine dose de discrétion. Le syndicat a choisi comme slogan « It’s now or never » comme pour rappeler aux employés qu’il est grand temps pour la compagnie d’assurances d’État d’avoir un syndicat sur la table des négociations après 39 ans d’existence. Des officiers de Police de la force régulière étaient présents pour veiller au calme. Au cinquième étage, les officiers de l’ERT dirigent les votants et supervisent l’exercice de scrutin.
Pour être représenté, le syndicat, d’après la loi, devra recueillir 30 % des suffrages exprimés dans chaque bargaining unit lors du vote à bulletin secret. À 10 h 30 ce matin, soit une heure après l’ouverture des urnes, la moitié des employés avait déjà voté et d’après les informations officielles, 80 % des 220 employés avaient déjà voté à 12 h 30.
Dans une déclaration au Mauricien une heure après l’ouverture du scrutin, le président de l’ERT, Me Rashid Hossen, devait observer que « les élections se déroulent dans l’ordre et la discipline ». Les résultats de ce vote seront connus cet après-midi, après l’exercice de dépouillement qui va débuter juste après la fermeture des urnes à 15h30. L’ordre sera prononcé officiellement par le Tribunal qui siégera en début d’après-midi sous la présidence de Me Rashid Hossen.