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Au centre récréatif Lady Sushill : calvaire d’un membre positif de l’équipage du MK 5852

Au jour J+7 de ce vol en provenance de Johanesburg du 27 novembre, ce membre d’équipage a été envoyé dans un centre de quarantaine jugé « inhumain et sale ».

  • L’AMCCA s’insurge du traitement octroyé à l’un de ses membres frontliners et exhorte les nouveaux venus Anba Manikham et Ken Arian et Raja Buton, un ancien de MK de réparer les dommages faits

Le vol MK5852 en provenance de l’Afrique du Sud le 27 novembre continue à alimenter la controverse. Il y avait jusqu’ici le retard du vol, le mystère de la femme— fille de ministre selon les passagers— qui aurait quitté l’aéroport sans les contraintes des autres passagers et la colère et contestation des passagers concernant une quarantaine obligatoire de sept jours imposée par les autorités. Depuis hier, l’affaire du membre d’équipage de ce vol d’Air Mauritius qui a été testé positif et placé au centre récréatif Lady Sushill de Pointe-aux-Piments qui est dénoncée. Dans un courrier adressé à la direction de la compagnie Air Mauritius dans laquelle l’Air Mauritius Cacin Crew Association (AMCCA) s’insurge avec force contre les conditions d’hébergement qualifiées d’inhumaines et sales.

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L’AMCCA et le membre d’équipage positif mis en quarantaine déplorent l’état de la chambre, où le lavabo et la chasse d’eau des toilettes sont bouchées. Par ailleurs il n’y a pas de service de serviette, ni d’eau potable au centre. Il semble qu’il n’y ait aucun entretien et aucune possibilité de changer pour une autre chambre de meilleure qualité parce qu’il parait qu’il n’y a pas de chambre dans un meilleur état. Il a même été conseillé « de ne pas ouvrir ses portes au cas où des rats entreraient dans la pièce. »

L’association qui regroupe le personnel navigant martèle « qu’une telle situation est encore une fois inacceptable surtout que la personne qui était de service sur ce vol MK5852, l’était pour et sous la responsabilité d’Air Mauritius». L’AMCCA rappelle que depuis le 26 novembre, Air Mauritius était au courant des risques sanitaires que constituait ce vol. Il avait, en effet, été établi par la compagnie qu’au retour de ce vol de Johannesburg, l’équipage serait en auto-isolement à domicile pendant sept jours en raison de la détection de la nouvelle variante Omicron.

Devant cette menace sanitaire, l’AMCCA avait demandé que les membres d’équipage soient isolés dans un hôtel pour protéger ses membres et leurs proches. Mais la réponse était qu’il n’y avait pas d’hôtel disponible pour la quarantaine. Par conséquent, le 4 décembre, lorsqu’e ce membre d’équipage est détecté positif, il semblerait qu’il n’y avait pas de protocole établi à cet effet.

En tout cas le syndicat n’en avait pas été informé. Personne ne savait, ni à Air Mauritius, ni au ministère de la Santé combien de temps la personne devait y rester et quel est le protocole sanitaire pour un équipage détecté positif lors d’un vol en provenance Afrique du Sud.

Par ailleurs, le personnel navigant regrette qu’une fois de plus, le reste de l’équipage du MK 5852 n’a pas été informé du fait qu’un des membres de l’équipe avait été détecté positif. « Il s’agit d’une violation d’Air Mauritius des procédures de protocole sanitaire conformément à notre manuel de santé et de sécurité. Le reste de l’équipage doit être informé de la situation et de la prochaine étape pour eux s’ils doivent continuer leur isolement et obtenir une liste modifiée. Encore une fois, cela montre un manque de préparation à une telle situation qui pénalise les membres de l’AMCCA », fait-on comprendre.

L’AMCCA exhorte les dirigeants d’Air Mauritius à travers Airports Holdings Ltd, en l’occurrence  le nouveau duo Anba Manikham et  Ken Arian, de même que le toujours présent, Raja Burton,  à faire preuve de proactivité par rapport au protocole sanitaire afin d’éviter qu’une situation aussi déplorable et inacceptable ne se reproduise à l’avenir pour l’équipage

En attendant le syndicat demande une réparation urgente de la situation et le placement dans des conditions humaines tout membre du personnel navigant qui contaminé par le virus pendant un voyage de travail.

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