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Carbone et sécurité : Ouverture de l’espace aérien pour des routes alternatives

L’Africa-Indian Ocean Free Route Airspace Project vise à identifier des routes alternatives afin de permettre aux pilotes d’effectuer des trajets plus courts et d’éviter les espaces aériens à risques. La quatrième réunion de ce comité se tient actuellement à Maurice. Le pays a déjà mis en œuvre le projet en ouvrant son espace aux lignes aériennes reliant l’Afrique à d’autres parties du monde.

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Dans un contexte de crise environnementale et de la nécessité de réduire les empreintes carbone, le monde de l’aviation se remet en question. C’est ainsi que le projet d’espace aérien libre a été lancé en 2018. Diabasenga Kusuamina, président du Management Team, indique que le Free Route Airspace Project comporte plusieurs dimensions. « Le but est d’aider les lignes aériennes à économiser en carburant et en même temps, à réduire les émissions de carbone. Pour cela, nous identifions des routes alternatives, que les pilotes peuvent emprunter, et prenons les dispositions nécessaires pour cela », dit-il.

Au-delà de l’aspect d’économies et de durabilité, il faut également considérer la sécurité des pilotes, de l’équipage et des passagers, précise Diabasenga Kusuamina en ajoutant que  « nous identifions également les zones interdites et les espaces aériens dangereux que nous communiquons aux lignes aériennes. »

Maurice est un pionnier dans ce domaine étant donné que son espace aérien a déjà été ouvert dans le cadre de ce projet. C’est ce que confirme Iswarduth Pokhun, directeur de l’Aviation civile. Des avions venant de pays africains traversent ainsi l’espace aérien mauricien, précise-t-il, pour rallier d’autres parties du monde, comme l’Asie. « Le Free Route Airspace est un nouveau concept dans l’aviation qui est différent du système conventionnel de navigation, où l’avion doit suivre une route fixe. Ce système est basé sur les aides de navigation qui se trouvent au sol. Or, le Free Route Airspace est basé sur la performance de navigation. Le pilote a la flexibilité de choisir la route qu’il juge le plus rapide et le plus économique.  Ou alors, il peut aussi choisir de changer de route en raison des conditions climatiques», fait-il comprendre.

Ce nouveau concept, ajoute-t-il, est à l’avantage du consommateur qui arrive à destination plus vite. Les compagnies aériennes économiseront sur le carburant, et l’environnement sera moins affecté. Iswarduth Pokhun fait ressortir que Maurice est le seul pays d’Afrique ayant mis en œuvre le FRA jusqu’ici. « Cette réunion sera justement un moment de partage d’expérience. Nos confrères africains sont là pour voir comment nous avons procédé. Chaque pays décide comment il va gérer son espace aérien. Le nôtre couvre 9 millions de km2 », poursuit-il.

Ce concept est déjà appliqué dans d’autres parties du monde comme en Europe, précise le directeur de l’aviation civile. En Afrique, plusieurs pays ne sont pas encore prêts. D’où l’importance de cet atelier de travail. « Tout avion qui entre dans notre espace aérien est sous le contrôle de l’aviation civile. Les pilotes sont en contact avec notre Area Control System. »

À la fin de la rencontre, une Road Map sera établie, afin que les autres pays du continent puissent s’inscrire dans le Free Route Airspace.

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