BUDGET 2026-27 | Confédération syndicale de Gauche Solidarité – TVA : Baisse de 5% réclamée

La réduction de la TVA de 15% à 10% figure parmi les principales revendications de la Confédération syndicale de gauche solidarité (CSGS) dans le cadre des consultations prébudgétaires. La confédération estime qu’une telle mesure est essentielle pour soulager le pouvoir d’achat des ménages et rééquilibrer le système fiscal en faveur des contribuables.

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Dans le mémorandum soumis, hier, au Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam, la CSGS appelle à une réforme en profondeur de la fiscalité, avec une augmentation de l’impôt sur les sociétés afin de mieux répartir la charge entre impôts directs et indirects.

Représentant des travailleurs issus de secteurs clés de l’économie, la confédération tire également la sonnette d’alarme face à la vulnérabilité structurelle de Maurice, fortement dépendante des importations, tant pour les carburants que pour les denrées alimentaires essentielles.

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Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le changement climatique et la volatilité des marchés, la CSGS estime que cette dépendance expose le pays à des risques majeurs. Ainsi, malgré un potentiel important en énergies renouvelables, notamment solaire, Maurice continue de dépendre largement des combustibles fossiles et du charbon, avec des importations estimées entre 2,1 et 2,3 millions de tonnes. De fait, les dépenses énergétiques demeurent élevées, oscillant entre Rs 30 et 40 milliards par an, dont plus de Rs 12 milliards pour la seule production d’électricité.

Pour la confédération, chaque ménage consacre en moyenne entre Rs 160 000 et Rs 200 000 annuellement à l’énergie. « Face à cette situation, la CSGS plaide pour une accélération de la transition énergétique à travers des mesures concrètes : un programme national de panneaux solaires subventionnés, la création d’un fonds d’investissement vert, la modernisation du réseau électrique avec des solutions de stockage, ainsi que des incitations fiscales pour améliorer l’efficacité énergétique », souligne Clency Bibi, président de la CSGS.

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La sécurité alimentaire constitue un autre axe majeur du mémorandum. Maurice importe, en effet, plus de 75% de ses besoins alimentaires, une dépendance qui expose la population à la volatilité des prix internationaux.

Dans le contexte actuel de tensions mondiales, notamment au Moyen-Orient, la confédération met en garde contre des conséquences directes : hausse des prix alimentaires, augmentation du coût des intrants agricoles, pression sur les réserves en devises, et vulnérabilité accrue aux chocs externes.

Pour la CSGS, la sécurité alimentaire dépasse désormais le cadre agricole pour devenir un enjeu de sécurité nationale, de stabilité sociale et de souveraineté économique.

Afin de faire face à ces défis, la confédération propose une série de mesures :

– une augmentation significative des investissements dans la production agricole locale

– des incitations renforcées pour les petits et moyens planteurs

– le développement de modèles coopératifs

– l’amélioration des infrastructures agricoles, notamment en matière d’irrigation et de stockage

– la mise en place de réserves alimentaires stratégiques et

– un encadrement renforcé des prix et des mécanismes anti-spéculation.

La CSG appelle également à moderniser le secteur agricole, à encourager l’emploi des jeunes et à développer l’agro-industrie locale afin de réduire la dépendance aux importations.

Parmi les autres propositions figurent la révision de la taxation sur les carburants, le maintien du prix du gaz ménager grâce à des subventions adaptées, la création des Day Care Centres pour les personnes âgées, ainsi que la revalorisation de la pension de vieillesse. La confédération souhaite que cette pension soit alignée sur le salaire minimum, indexée à l’inflation et accompagnée d’une révision de l’âge d’éligibilité.

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