Les couples Niousha–Ashvin Tirvassen et Ganessen–Vega Annavee à la plage d’Albion hier matin comme tel est le cas chaque année

GANESSEN ANNAVEE

Le temps d’Aadi, célébrée mardi, par des couples de la communauté tamoule, a été une opportunité pour nous faire oublier, ne serait-ce que pour un jour, ces moments difficiles que nous vivons depuis un certain temps. Et ce, avec le souhait que le pire est derrière nous mais aussi ce sentiment que nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Néanmoins, Aadi conserve toute sa valeur symbolique et son expression d’amour.
Cette célébration annuelle témoigne en toute humilité de l’importance même du mariage en tant que fondement de la société humaine. Aadi démontre notre engagement, voire notre contribution selon nos coutumes ancestrales, envers l’effort planétaire de tout mettre en oeuvre pour que l’union bénie qu’est le mariage résiste aux assauts incessants de la part d’un soi-disant modernisme – qui s’érige, de plus en plus, arbitrairement, avec des ‘normes’ qui remettent tout en cause.
Mettons plutôt l’accent dans ce contexte sur le fait qu’Aadi tend à rappeler l’importance du caractère indissoluble du mariage en tant qu’institution, sans pour autant diminuer l’étendue du symbolisme et des rituels qui l’accompagnent. Et par là même rappeler à ceux qui entendent se lancer dans cette grande aventure qu’ils devraient en jauger la portée, afin de s’assurer qu’ils pourront répondre aux attentes que le mariage exige.
Avoir un conjoint avec qui partager les joies et les peines de la vie est véritablement une bénédiction. Le mariage peut satisfaire notre désir inné d’amour, de compagnie et d’intimité. Mais s’il est vrai que le mariage peut résoudre certains problèmes, il en amène de nouveaux. En effet, il s’agit ici de la fusion de deux personnalités distinctes, qui sont peut-être compatibles mais certainement pas identiques. Ainsi, même les couples assortis se heurtent de temps à autre à certaines épreuves. L’euphorie de l’attirance que nous ressentons pour quelqu’un n’est pas un indice de ce que sera la vie de couple dans les mois, voire les années qui suivront…
Qui plus est, il convient de se rappeler que c’est risqué de se marier trop jeune ; les sentiments, les objectifs et les goûts ne continuent-ils pas à changer entre la fin de l’adolescence et l’approche de la trentaine? On peut avoir un raisonnement ponctuel et ne pas discerner d’éventuels problèmes dans la durée si l’on envisage de se marier alors que n’est pas passé le stade d’une certaine jeunesse où l’attirance pour l’autre sexe est un sentiment nouveau et particulièrement prononcé.
Nous avons tout mis en oeuvre pour célébrer dignement ce moment fort de notre calendrier culturel avec une pensée toute particulière pour ces veuves pour qui le renouvellement du ‘thali’ n’est qu’un souvenir, peut-être lointain.

Vive le mariage!
Oungal anaivarukkum Aadhi Padinettaam Perukku Vizhaa Nalvaazthukkal.
Nandri et Vanakkam.

Des offrandes à l’Éternel dans le contexte de la fête Aadi