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Coopération : Une nouvelle ère s’ouvre pour Maurice avec la Côte d’Ivoire

Deux nouveaux accords signés entre les deux chambres de commerce

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Siandou Fofana, ministre du Tourisme ivoirien, parle d’accélération de la transformation de l’économie ivoirienne et de réformes en profondeur

Dans le cadre de la visite d’une délégation d’affaires ivoirienne à Maurice, dirigée par le ministre du Tourisme, Siandou Fofana, l’ambassade de Côte d’Ivoire à Maurice, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire et la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire ont organisé un Business Forum de deux jours sur le thème : Côte d’Ivoire – Ile Maurice : Tisser des partenariats novateurs pour une croissance partagée.

Cette rencontre a été l’occasion pour Maurice et la Côte d’Ivoire de renforcer leurs liens et jeter les bases d’une coopération économique renforcée pour le futur, à travers notamment la signature de deux accords, qui viendront sans nul doute donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales. Les deux accords ont été signés par la CCI-CI et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice.

Haymandoyal Dillum, secrétaire aux Affaires étrangères, donnant lecture discours du ministre Alan Ganoo, retenu ailleurs, évoque l’attachement au renforcement des liens d’amitié entre les deux pays et de l’intérêt des entreprises mauriciennes pour la Côte d’Ivoire, qui aspire à devenir une puissance régionale.

Sakaria Kone, ambassadeur de Côte d’Ivoire à Maurice, a expliqué que, sous la présidence d’Alassane Ouattara, ce pays a opté pour l’éco-diplomatie pour faire sa promotion, trouver des opportunités d’affaires pour les produits fabriqués en Côte d’Ivoire et rechercher des partenariats gagnant-gagnant. Sakaria Kone estime que Maurice offre une palette d’opportunités d’investissements dans divers secteurs.
Le Dr Vaflahi Meite, directeur général de la Diplomatie économique du MEMAEIAD de la Côte d’Ivoire, a souligné que dans un contexte de mondialisation économique et financière, caractérisée par une perpétuelle compétition entre les pays pour attirer les investissements étrangers et élargir les potentialités d’exportation, son pays a entrepris des réformes d’envergure pour améliorer son attractivité et sa compétitivité.

Depuis 2011, le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a réussi « à apaiser la situation sociopolitique et engagé d’importantes réformes structurelles et sectorielles pour améliorer et renforce les fondamentaux de l’économie » afin que le secteur privé puisse pleinement jouer son rôle de moteur de la croissance économique, déclare-t-il. Ces réformes ont concerné tous les domaines considérés comme des piliers nécessaires au développement économique, à savoir l’environnement des affaires et d’investissement, les infrastructures de développement, le capital humain, l’accès aux marchés, l’accès aux financements et l’accès aux technologies.

L’intervenant a mis l’accent sur le principal atout de la Côte d’Ivoire, soit un environnement sociopolitique apaisé, mais aussi un environnement propice aux affaires et au développement du secteur privé. Le pays s’est doté d’infrastructures de qualité, avec deux ports ouverts sur le Golfe de Guinée, trois aéroports internationaux (Abidjan, Bouaké et Yamoussoukro) et un réseau routier en pleine expansion.

Créer huit millions d’emplois d’ici 2030

Opérer à partir de la Côte d’Ivoire offre de nombreux avantages. Le pays est signataire des conventions et règles commerciales de l’Organisation mondiale du Commerce et de l’Organisation mondiale des Douanes, est membre des marchés communs, de l’Union monétaire ouest africain (UMOA avec 130 millions d’habitants), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO avec 400 millions d’habitants), l’African Continental Free Trade Area (AfCFTA avec 1,2 milliard d’habitants) et a signé des Accords de partenariats économiques avec l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Aujourd’hui, l’ambition nationale, à travers la Vision 2030, déclinée dans le Plan national de développement 2021-2025, est de propulser la Côte d’Ivoire vers le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Cette vision repose sur quatre objectifs forts : multiplier par deux le revenu par habitant en dix ans, de USD 2 314 en 2020 à près de USD 4 000 en 2030 ; créer huit millions d’emplois en plus d’ici l’an 2030 ; diviser par deux la pauvreté, en la ramenant à moins de 20% ; améliorer l’espérance de vie de dix ans en passant de 57 à 67 ans.

Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs de Côte d’Ivoire, a parlé de nouvelle ère dans la coopération ivoiro-mauricienne, soulignant « qu’après notre crise de 2010, nous avons fait de la relance économique l’une de nos priorités ». Et depuis « le pays connaît un taux de croissance constant de 8% en moyenne et nos partenaires saluent notre performance ».

Siandou Fofana fait état de l’accélération de la transformation de l’économie ivoirienne et de réformes en profondeur. « Le président Ouattara a mis la diplomatie à contribution en lui conférant un rôle de plus en plus éminent », ajoute-t-il. Le ministre a souligné que les entreprises ivoiriennes sont à la recherche de débouchés pour leurs produits et de partenariats gagnant-gagnant.

Siandou Fofana a affirmé que Maurice présente de réels atouts : « Vous avez fait des efforts pour cultiver la paix, gage de votre succès. Il y a la représentation d’acteurs financiers et mondiaux à Maurice. Votre pays est incontournable. Ensemble, nous irons encore plus loin avec vous car vous offrez une palette d’opportunités. »

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