Coupable de complicité de meurtre : Henna Auckloo condamnée à 25 années de servitude pénale

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25 années de servitude pénale. C’est la lourde sentence que devra purger Henna Auckloo, âgée de 33 ans, qui a été reconnue coupable de complicité du meurtre de son beau-père. La sentence a été rendue, hier, par la juge Prameeta Goordyal Chittoo, siégeant en Cour d’assises. Les faits de cette sordide affaire remontent au 14 septembre 2017, à Résidence St-Luc, Forest-Side.

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Une violente dispute avait dégénéré entre un dénommé Akash Auckloo, un pâtissier de 35 ans, et son père, Indurduth Auckloo, 64 ans. Akash Auckloo avait assené son père de plusieurs coups de couteau et de marteau. Le meurtrier avait été retrouvé pendu le lendemain à un arbre dans un verger à Camp-des-Ambrevades à Pamplemousses.

La femme d’Akash Auckloo, Henna Auckloo, alors âgée de 24 ans, avait été arrêtée sous une accusation de complicité de meurtre. Son procès avait débuté en Cour d’assises début juillet 2026. Elle avait plaidé non coupable, et un jury avait été constitué.

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La poursuite, représentée par Me Audrey Stephen, affirme que Henna Auckloo aurait donné un couteau à son mari, au moment où ce dernier agressait son père, et il s’en était servi pour le poignarder. Elle aurait aussi empêché les voisins d’entrer alors que la victime criait au secours. Elle aurait ensuite aidé son mari à nettoyer la scène de crime et l’aurait assisté à envelopper le corps de la victime dans un drap. Mari et femme auraient ensuite quitté les lieux dans une voiture.

En Cour, Henna Auckloo avait maintenu qu’elle avait été prise d’un malaise durant l’agression de son beau-père. Mais elle avait été confrontée par la poursuite avec sa déclaration à la police, où elle donnait une version différente : elle avait ainsi affirmé aux enquêteurs qu’elle avait agi sous la contrainte de son mari lorsqu’il lui avait demandé de lui remettre un couteau au cours de l’agression.

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Par la suite, les deux fuyards avaient trouvé refuge dans le verger de Camp-des-Ambrevades à Pamplemousses, où ils auraient passé la nuit. Le lendemain, Akash Auckloo s’était pendu à un arbre avec un drap. Henna Auckloo aurait ensuite alerté des habitants du quartier.

 Le 15 juillet dernier, le jury avait rendu un verdict de culpabilité, à une majorité de 8 contre un.

 Dans une déclaration sous serment en Cour après le verdict du jury, Henna Auckloo a expliqué qu’elle était l’aînée de trois sœurs et détenait un Diploma in Health Care. La benjamine s’était suicidée par pendaison durant la pandémie de Covid-19. Henna Auckloo s’occupait de sa vieille mère malade et souffrait elle-même de plusieurs complications de santé, dont le diabète. Elle a maintenu qu’elle était innocente et comptait se battre jusqu’au bout pour maintenir son innocence.

Selon la poursuite, l’accusée n’avait pas coopéré avec les enquêteurs, avait donné plusieurs versions différentes, et avait sciemment menti tout au long. La poursuite avait également invité la Cour à prendre en considération le fait que l’accusée était complice d’un meurtre où de graves blessures avaient été infligées à la victime, dont plusieurs côtes fracturées et pas moins de sept blessures infligées par arme tranchante.

La juge Goordyal Chittoo a pris en compte certains facteurs aggravants dans cette affaire, dont le nombre alarmant d’homicides, et qu’il y avait un besoin pressant d’envoyer un signal pour décourager de tels actes. Elle a aussi pris en compte le fait que la victime avait été tuée des mains de son propre fils, tandis que sa belle-fille avait fourni une assistance au meurtrier, cela alors que cette dernière avait un lien de confiance vis-à-vis de la victime.

Au titre des circonstances atténuantes prises en considération par la juge : le fait que l’accusée n’avait que 24 ans au moment de sa complicité, ses circonstances personnelles et familiales et le point qu’elle avait un casier judiciaire vierge. La juge a aussi pris en compte les complications de santé dont elle souffrait, mais a remarqué que l’accusé aurait un traitement médical adéquat en prison sous les Nelson Mandela Rules.

Ainsi, la Cour a condamné l’accusée à 25 années de servitude pénale. Le temps passé en détention provisoire depuis l’énoncé du verdict jusqu’à la sentence, soit un total de 11 jours, sera déduit de sa sentence.

 

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