VOOMESH BOOJHAWON

Situation inédite. Mais comment y faire face ? Nous surfons sur la deuxième vague de la COVID-19 depuis bientôt deux semaines et, en tant qu’enseignant et évoluant à plein temps parmi les jeunes, j’ai quelques conseils pour vous, surtout pour ceux qui participent actuellement aux examens.

Déjà avec le calendrier scolaire chamboulé et la perte de quasiment une année, les jeunes étudiants étaient enfin presque prêts pour les épreuves qui allaient les aider à avoir une promotion à un niveau supérieur. Mais voilà que la COVID-19 réapparait, et disons-le que pour certains de nos jeunes, c’est comme une bénédiction. Hormis ceux qui prendront part aux examens de PSAC, NCE, SC et HSC, les autres peuvent en effet sortir les feux d’artifice, car la ministre de l’Éducation a exaucé un de leurs souhaits les plus fous, celui de passer en classe supérieure sans examens. La réjouissance et l’extase ! Bravo ! Pour ceux qui n’ont rien foutu et ont merdé pendant toute une année, vous avez maintenant une idole à vénérer…

Pendant ce temps de confinement, ne restez pas oisifs. Je vous demanderai de prendre un peu de recul et d’entreprendre des activités qui stimuleront votre cerveau. Assez avec ‘Le Netflix and Chill’ ou encore avec les heures interminables devant votre smartphone. Vous serez bientôt appelés « la génération Zombie » en raison de vos yeux cernés quand vous vous réveillez le matin et de vos sautes d’humeur parce que votre copain ou copine a ‘seen’ votre dernier message et ne vous a pas répondu. Privilégiez les interactions familiales, faites la cuisine, découvrez l’outil qu’on appelle une pioche et faites du jardinage, lisez et cultivez-vous, cela vous fera du bien.

Pour ceux qui ont moins de chance, je vous dirais de le prendre comme une course déterminante. Je sais que psychologiquement vous êtes au bout du rouleau, mais soyez des combattants. Vous êtes les premiers à aller aux examens dans des conditions inexpérimentées.

Avec l’angoisse des examens, s’ajoute la peur de ce virus ; le masque collé au visage pendant au minimum une heure avec une respiration quasi bloquée et le cerveau qui doit tout envoyer pour avoir une bonne note ou du moins le minimum requis pour terminer avec ce cauchemar qui a tout bouleversé. Nous savons tous que cela ne sera pas simple pour vous.

Mes chers jeunes étudiants, vous êtes les premiers mais sûrement pas les derniers à traverser cette étape sous une telle tension. Vous êtes forts et je vous demanderais de ne rien lâcher malgré toutes les adversités. Vous en sortirez grandis, et le fait d’être assis dans une salle d’examen en pleine propagation de la COVID-19, alors que de nombreux adultes n’osent pas pointer le bout de leur nez dehors, fait de vous de véritables héros.