Ça y est ! Nous sommes entrés dans le dernier carré de cette drôle d’année 2020. Pour nous, habitants des tropiques, ce dernier trimestre de l’année se conjugue avec l’été. Ce qui rime inévitablement avec… fêtes, farniente, légèreté ! Et qui dit été, dit soleil, sorties et autres plaisirs en commun – plage, dîners, barbecue ou resto en groupe… Depuis peu, les concerts et spectacles ont aussi repris leurs droits ici.
Maurice surfe toujours sur sa vague de “COVID-Free island” tandis que les frontières ont été partiellement rouvertes. Mais pendant combien de temps pourrons-nous conserver cette étiquette flatteuse et fière de “COVID-free island” si les attitudes citoyennes, individuelles et/ou collectives, sont de moins en moins respectueuses des gestes barrières et des mesures de précautions ? Que le premier qui n’a pas « oublié » son masque, de maintenir la distance ou de se laver les mains soigneusement jette la première pierre !
Parce que le relâchement, il y en a bel et bien. Et même pratiquement partout, hélas ! Et ce, au grand dam des autorités. Jour après jour, on note que des mesures comme la prise de température dans les espaces communs comme dans certains centres commerciaux ne se font plus. Dans la même veine, dans ces mêmes endroits, bien que des proprios de supermarchés fassent passer des annonces régulièrement pour respecter les distances entre les clients, ceux-ci, pour la grande majorité, n’en ont… rien à cirer ! Garder un mètre entre les uns et les autres à la caisse ? Deux pelés et trois tondus s’y soumettent. Les autres, eux, se collent les uns aux autres… comme avant le confinement. Même scénario dans les restos, les files pour aller payer ses factures au CEB et dans d’autres agences de l’État, et même dans certaines institutions bancaires.
Ce n’est pas parce que nous n’avons pas de cas de COVID-19 au sein de la population que l’on peut se permettre un tel relâchement ! C’est dans de telles circonstances que le virus parviendra à gagner du terrain. Il suffit qu’une seule personne soit imprudente, négligente, et le résultat sera catastrophique !
Que l’on ne s’y trompe pas : 2020 n’a rien en commun avec 2019, ni avec aucune autre année précédente. Avec l’avènement de la pandémie mondiale, nous avons, tout le monde, partout à travers le globe, franchi une nouvelle étape. Et ce qui va de pair avec cette “new normal”, ce sont des attitudes et des gestes responsables et réfléchis qui permettront de maintenir une “COVID-Free Island”. Autrement, on est bons pour une deuxième vague ! Et quand on sait, malgré les « mirages » miroités par certains qui tiennent les bourses de la haute finance du pays, que l’économie se porte très mal, on a à cœur de tout mettre en œuvre pour éviter que l’on soit, tant individuellement que collectivement, dans une nouvelle conjoncture où les activités commerciales se retrouveraient au point mort…
Autrement dit, ce n’est pas parce que nous n’avons pas de cas actif de COVID-19 au sein de la population que l’on peut se permettre « d’oublier » que le virus existe ! Pour les plus entêtés, un rapide coup d’œil aux infos étrangères suffira pour voir les dégâts que continue de causer ce satané virus, que ce soit en Europe, aux États-Unis ou en Inde, par exemple. Alors ressaisissons-nous ! Il y va de la santé de chacun d’entre nous. Arrêtons d’être égoïstes et bornés ! Acceptons que 2020 ait tout changé dans nos petites habitudes et optons pour les meilleures pratiques. Même si cela implique des sensations désagréables puisque chaleur et port de masque ne se marient évidemment pas bien ! Mais changer d’attitude nous protégera. N’est-ce pas là le plus primordial ?
Autre registre, mais dans la même veine, négligence et imprudence ont réclamé, au 21 octobre, 100 vies sur nos routes. Une centaine de familles mauriciennes qui ont perdu l’un ou plusieurs des leurs brutalement. Autant de personnes qui ne se remettront jamais de ces pertes. À ces conduites irresponsables, il convient aussi d’ajouter que bon nombre de conducteurs soit font fi, soit sont carrément ignorants du Code de la route. Soyons vigilants et prenons le temps de penser… aux autres !