Cela fera exactement un mois, demain lundi 21 septembre, que le Mauritius Paralympic Committee (MPC) a élu un nouveau comité exécutif. Cela, suite à des élections démocratiques auxquelles sept membres ont participé, voté et approuvé. C’est aussi simple que cela. Forcément, lorsqu’on décide de venir ensuite contester ces mêmes élections, qui plus est, trois semaines après, on passe alors de la réalité au délire, voire à une absurdité déroutante ou pire encore, à du burlesque.

Que les choses soient d’abord bien claires. C’est l’entêtement de certains à accepter une situation qu’ils ont pourtant approuvée, lors de la semaine écoulée, qui nous force, une fois encore, à revenir sur ce sujet. Par le biais de cette réflexion d’ailleurs, il n’est nullement de notre intention de défendre qui que ce soit. C’est le principe qui est sérieusement mis en cause. Cela en nous basant sur des faits et non sur des suppositions.

Ce qui nous interpelle, c’est la démarche de Krisley Appadoo et Dominique Pancham, président et secrétaire sortants du MPC. Après avoir pourtant participé aux élections du 21 août dernier, ces derniers continuent à remettre en question la légitimité de ces mêmes élections. Le plus étonnant c’est que Krisley Appadoo avait lui-même présidé cet exercice ! Aussi, il serait bon de savoir s’il avait signifié son intention de postuler pour un nouveau mandat de président, en dépit de sa contestation post-électorale ? Car en s’obstinant dans cette voie, le président sortant s’est auto-discrédité aux yeux de la communauté sportive et des handisportifs. Au même titre que Dominique Pancham.

Pourquoi n’ont-ils pas montré leur désapprobation sur place, en refusant de participer au vote ou en faisant un walk-out de l’assemblée par exemple ? Cela, en prenant soin de bien préciser leur position dans le procès-verbal. C’est là, toute la contradiction dans la démarche de ces deux dirigeants du MPC. Et c’est pour cela également, que nous ne parvenons pas à comprendre leur logique. à moins qu’ils ne se laissent dicter par des personnes absentes de l’assemblée ce jour-là.

Car lorsqu’on décide d’assister à une assemblée générale jusqu’à son terme, qu’on vote et qu’on participe à l’élection du nouveau bureau, c’est qu’on accepte le principe qui va avec ! Et c’est justement cela que certains peinent toujours à saisir, un mois après.
Les faits sont là. Ils sont même irréfutables. Krisley Appadoo et Dominique Pancham ont cautionné l’élection de Jean-Marie Malépa, aussi bien que celle du nouveau bureau. Ils doivent désormais assumer pleinement cette responsabilité, au lieu de chercher, après coup, la petite bête.
Ce qui est sûr cependant, c’est que Krisley Appadoo a bien écrit au MPC, quelques jours après les élections, pour indiquer qu’il ne sera pas en mesure d’assumer le poste d’assistant trésorier, avant de contester ensuite deux semaines après ! Tout simplement révoltant. Tout comme la démarche de Dominique Pancham de reconnaître Krisley Appadoo…toujours comme président, la semaine dernière ! Tout simplement absurde, quand il y a eu l’élection d’un nouvel exécutif. Seule une Cour suprême où autre instance appropriée peuvent en décider autrement. Pas Dominique Pancham toutefois qui, pour l’heure, n’a pas ce pouvoir.
La question qu’il faudra surtout se poser se rapporte aux intentions et motivations réelles de ces deux personnes, aussi bien qu’à celles de la Visually Handicapped Person Sports Federation (VHPSF). Une fédération à laquelle appartient Dominique Pancham et Reynolds Permal, dont nous aurions bien aimé avoir la référence sportive, à ce jour. N’oublions pas aussi que c’est cette même fédération qui a poussé le handisportif de haut niveau, Rosario Marianne, à entamer des actions légales pour dénoncer les pires injustices dont il a été victime. Et dire que certains osent parler de valorisation !

Ainsi donc, une faction du handisport mauricien a décidé d’entrer en guerre contre le MPC et des élections qu’elle a tout de même cautionnées. La raison : l’absence d’une des quatre fédérations handisportives à ce scrutin contrairement à ce qui est prévu dans la Sports Act 2016, dit-on. Sauf que trois fédérations sur quatre constituent déjà un quorum étant donné que l’Aurally Handicapped Person Sports Federation (AHPSF) est actuellement en proie à des conflits internes et n’a pu participer comme il se doit aux élections.

Ce sont-là autant d’indications très importantes que les instances compétentes devront prendre en considération avant de décider de la marche à suivre. Car pour l’heure, il est très clair que c’est un faux débat qui a été engagé. De par les circonstances d’ailleurs, nous dirons que cette affaire ressemble plus à une tempête dans un verre d’eau. Qui plus est, occasionnée par des personnes dont le bilan, en terme de valorisation et soutien aux handisportifs, mérite un questionnement sérieux.