JEAN PIERRE LENOIR

Mon cher Donald,

J’avais écrit à Maurice, juste après ta victoire électorale en 2016 que ces côtes ouest et est de ton pays te détestaient tellement que l’on te trouverait un jour ou l’autre mystérieusement suicidé, étranglé par ta mèche de cheveux qui dérangeait beaucoup.

Tu as tenu quatre ans contre vents et marées et tous les “trumpicides” de la planète politiquement correcte ont dû remettre à plus tard ta destruction. Car c’est, ni plus, ni moins le but qu’ils voulaient atteindre.

Tu as donc été battu non pas par ceux qui adorent Biden mais par ceux à qui on a appris à te détester et par la COVID qui a mis le dernier clou dans ton cercueil…

L’hystérie mondialisée et un délire médiatique, comme on en a rarement vu, ont finalement eu raison de toi. Souviens-toi, 2016, lorsque tu as annoncé ta candidature. Les violons maléfiques jouaient déjà les premières notes de ta marche funèbre. On se moquait de ta mèche de cheveux mais aussi le fait que tu ne levais pas ton petit doigt quand tu buvais ton thé. Mais toi, tu n’étais pas de ce monde-là et à ce titre-là tu as cassé les codes si chers à Boston et à la Californie. Tu es un homme du peuple, du pays des rodéos et des bikers. Et pour ça, le “deep state” et les sociétés secrètes (Skulls and Bones) si chers à George W. Bush, les Illuminatis ont fait le travail, appuyés plus officiellement par le groupe de Bilderberg et l’Open Society de George Soros. Tu n’étais pas du sérail et tu ne le seras jamais.

Je te rappelle, pour te consoler de ta défaite, qu’en janvier 2020, juste avant la COVID que tu n’as malheureusement pas su gérer, l’économie américaine affichait une incroyable santé. Le revenu moyen avait beaucoup augmenté et le chômage beaucoup baissé. Mais cette bonne santé économique ne datait pas d’hier. Souviens-toi, fin 2016, l’économie américaine vient d’être massacrée par la crise des “subprimes”. Ton arrivée à la Maison Blanche a rapidement boosté cette économie qui retrouve rapidement des couleurs. Les marchés financiers repartent et entre 2016 et 2019 le PIB américain progresse de 7,7%, la consommation des ménages augmente de 7,9% et l’investissement des entreprises bondit de 13,2%. 5,6 millions de jobs sont créés et le taux de chômage, qui était de 4,7%, baisse à 3,5%. Sans oublier le Dow Jones qui, entre novembre 2016 et février 2020, a flambé de 61,8%.

Malgré tout cela Donald, c’est ton style qui a fait de toi l’homme à abattre. Tu as trop donné la gratelle à la bande à Clinton, grande prêtresse du prêt-à-penser comme il faut.

Rappelle-toi aussi que tu as donné à ton pays de nouveaux désirs de grandeur. Tu as aussi cassé les reins à ceux qui voyaient dans la mondialisation un moyen de s’enrichir indécemment. Et c’est pour ça que tu as menacé les constructeurs automobiles qui avaient délocalisé au Mexique au détriment des travailleurs américains, de nouvelles taxes à l’entrée. Ils ont rappliqué la queue entre les jambes.

Et c’est pour tout ça qu’on croit t’insulter en te taxant de populisme. Ces vierges effarouchées n’ont rien compris à ce qui se passe.

N’oublie pas que malgré tout cela, tu as recueilli plusieurs millions de voix de plus qu’en 2016. Regarde maintenant devant toi et mets-toi bien dans la tête que les graines que tu as semées serviront le conservatisme de demain…

Merci Donald pour tout ça.