POËMA ZÉPHIR

Symboliquement parlant, je dirais que, le 8 mars, c’est le moment où nous les femmes nous devons nous remettre en question. Trop souvent nous nous laissons bercer par les beaux discours traditionnels centrés sur l’importance des femmes au sein de la société… Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, mais si à force d’attendre que les autres fassent le premier pas pour que les choses s’améliorent, le risque que les jeunes filles, qui tètent leur pouce en ce moment, vivent les mêmes injustices à l’avenir bel et bien présent !

Alors mesdames, je pense qu’il est temps de nettoyer devant sa porte avant de sauter sur vos voisins qui sont tout aussi désordonnés que vous !

Commençons par cette rivalité… la rivalité féminine qui est, reconnaissons-le, une réalité. Elle existe encore et hélas on se laisse souvent berner par elle. Malgré tous les efforts que l’on fait pour complimenter nos copines, il y a toujours ce petit démon intérieur prénommé Envie qui vous titillera. Et tout cela pourquoi ? Parce que beaucoup d’entre nous, depuis notre tendre enfance, se font bassiner par des « Tu es trop fragile », « Tu ne peux pas parce que tu es une fille », « Ce n’est pas convenable pour une demoiselle », « Sois toujours obéissante » et bla bla…

Nous sommes nombreuses à porter encore des séquelles de cet aspect de la socialisation qui nous fera avoir des doutes sur nos capacités. Une bonne partie de la gent masculine y croit aussi. À qui la faute ? Il nous faudra nous serrer les coudes les filles. Être fortes pour prouver que l’on PEUT également. Se défendre quand l’une d’entre nous est en difficulté au lieu de l’écraser. Rejeter ces pratiques et croyances archaïques qui nous tiennent enchaînées à des stéréotypes faits sur mesure.

Jeune, senior, pas rasée, célibataire, infidèle, divorcée, gold digger, belle-mère critique, vierge, brouteuse de gazon, névrosée ou politicienne, changeons la donne. Soyons plus aimables avec nos consœurs d’abord. Plus de rivalité pour plus de solidarité !