Un policier âgé de 35 ans, affecté au poste de Quartier-Militaire, a été arrêté dans le cadre d’une enquête pour menaces écrites et diffusion de contenus indécents. L’opération, menée par la Criminal Investigation Division (CID) de Souillac, fait suite à des informations jugées crédibles par les enquêteurs.
Ces derniers se sont rendus au poste de Quartier-Militaire, mardi, où le constable a été appréhendé sur son lieu de travail. Informé de ses droits constitutionnels sur place, il a été arrêté pour le délit de Threatening in Writing ».
Dans la foulée, une perquisition a été effectuée à son domicile, à Centre de Flacq, en vertu d’un mandat délivré par le tribunal de Flacq. Plusieurs objets ont été saisis pour les besoins de l’enquête comme un casque de couleur bleue, une imprimante, deux plaques d’immatriculation portant le même numéro, un ordinateur portable gris, trois téléphones portables (dont un S21 Ultra noir, un iPhone 13 Pro Max vert et un iPhone X gris), ainsi qu’une liasse de papier photo et jet d’encre au format A4. Une voiture de la marque Toyota a également été mise sous séquestre dans le cadre de l’enquête.
Le suspect a ensuite accompagné volontairement les enquêteurs aux bureaux de la CID de Souillac pour les besoins d’interrogatoire. Au cours de son audition, le policier a admis avoir téléchargé sur son ordinateur portable la photo de sa belle-sœur, plaignante dans cette affaire, ainsi que d’autres images à caractère sexuel. Il aurait imprimé ces clichés à trois reprises avant de les jeter dans la cour de la victime, dans l’intention de nuire à sa vie familiale.
Les enquêteurs envisagent de retenir contre lui une deuxième accusation provisoire sous l’article 46 (g.a.) de l’Information and Communication Technologies Act, soit utilisation abusive des technologies de l’information et de la communication. Le policier a comparu devant le tribunal de Savanne, hier, pour sa mise en accusation provisoire. La veille, il avait été placé en détention au poste de Rivière-des-Anguilles.
L’enquête trouve sa genèse dans une plainte consignée le 16 janvier dernier par une habitante de Surinam, âgée de 34 ans. Celle-ci a déclaré vivre avec son époux et ses beaux-parents dans la région. Aux premières heures du matin, son beau-père a découvert dans la cour familiale trois photographies et un document manuscrit éparpillés au sol.
Les images comprenaient un portrait de la plaignante, un cliché représentant une partie intime féminine et une scène à caractère sexuel. Le document comportait un message menaçant : « M (prénom de la victime) last warning to you, return my money or i will publish the pictures of us on social media, tne bien servi moa ».
La propriété étant équipée de caméras de surveillance, des images vidéo ont été remises aux enquêteurs sur clé USB. La sœur de la plaignante, séparée de son ex-époux policier depuis août 2025, avait déclaré à la police que ce dernier pourrait être à l’origine de ces actes visant à perturber la vie conjugale de la famille.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte des infractions et d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire mêlant conflit familial, menaces et usage présumé abusif des technologies numériques.

