Fuite de vidéos intimes : Akil Bissessur compte réclamer des dommages au CP

Il cite certains policiers et des départements qu’il soupçonne être derrière cette fuite

L’avocat Akil Bissessur (40 ans) a logé une plainte au Central CID hier suite à la fuite de photos et de vidéos intimes de sa compagne, Doomila Moheeputh (46 ans), et lui sur les réseaux sociaux. Accompagné de Me Yuvan Sungkur, il a axé sa déposition sur les sections 16 et 19 de la Cybersecurity & Cybercrime Act 2021. Il a aussi signifié son intention de réclamer des dommages à l’État ainsi qu’au commissaire de police pour le préjudice subi que par son entourage et lui.

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Après Doomila Moheeputh la semaine dernière, c’est au tour d’Akil Bissessur de loger une plainte suite à la circulation des vidéos intimes du couple. Dans le bureau du CCID, il a demandé à rédiger lui-même son “statement”. Ainsi, faisant référence à la section 16 de la Cybersecurity & Cybercrime Act, il rappelle que les vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux, soit Tik-Tok et WhatsApp, et explique que, selon lui, les auteurs des fuites ont utilisé de faux profils.

De fait, l’avocat estime, sur la base de la section 19 de cette même loi, que sa compagne et lui sont victimes de « revenge pornography ». C’est après les 6 et 7 septembre, dit-il, soit les dates auxquelles Doomila Moheeputh et lui ont obtenu la liberté conditionnelle au tribunal de Bambous, que les vidéos en question ont commencé à circuler très rapidement. Cette affaire, se dit donc d’avis Akil Bissessur, serait par conséquent « un acte de revanche » commis par certains policiers.

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Dans sa plainte, il a cité les noms de policiers qu’il soupçonne être derrière cette fuite, dont des membres de la PHQ Special Striking Team et d’autres départements de la police. Les vidéos en question, fait-il ressortir, se trouvaient sur le cellulaire de sa compagne, lequel a été saisi par l’équipe de l’ASP Jagai. Cette dernière avait alors remis l’appareil au CCID, qui l’avait ensuite transmis à l’Information Technology Unit de la police.

Akil Bissessur fait ressortir dans sa plainte que les enquêteurs ne prendront pas en considération sa déclaration, faisant même référence à un moment aux photos intimes de Shakuntala Kistnen, la veuve de Soopramanien Kistnen, qui avaient circulé en janvier 2021, alors que l’enquête judiciaire sur la mort du chef agent du MSM était en cours au tribunal de Moka. « La police aurait agi plus vite si j’étais une personne proche du gouvernement », dit-il.

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Par ailleurs, Akil Bissessur estime que les vidéos en circulation l’ont « grandement affecté », de même que son couple et sa famille. « Peu importe ce qui passera dans l’affaire de drogue, je compte réclamer des dommages conséquents à l’État et au commissaire de police », dit-il. Tout en estimant « dommage » de bénéficier de « l’argent des “taxpayers money” » s’il remporte au final son procès.

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