(Archive)

L’avenir du secteur des Services financiers à Maurice a été évoqué hier par les représentants de Mauritius Finance lors des consultations pré-budgétaires organisées par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy hier. L’institution était représentée par sa vice-présidente, Shamima Mallam-Hassam, le directeur général Samade Jhummun, et le directeur de production, Vinod Bussawah.

Comme l’a souligné Shamima Mallam-Hassam, ce secteur qui contribue à hauteur de 13% au Produit intérieur brut (PIB) et emploie environ 8 000 personnes, est confronté à de nombreux problèmes. Le défi le plus urgent à relever reste la sortie de Maurice de la liste des juridictions sous surveillance accrue du GAFI et de la liste des pays tiers à haut risque de la Commission européenne et de la Grande-Bretagne. Les propositions de Mauritius Finance comprennent la consolidation de la base du secteur ; l’identification des mesures qui peuvent amener une croissance dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ; la mise en place d’une plateforme unique pour représenter les opérateurs de l’industrie des services financiers ; la facilitation des activités économiques ; et la défense des intérêts du centre financier international mauricien sur le plan local et à l’étranger.

À ce propos Shamima Mallam-Hassam a affirmé que des propositions ont été faites pour la création d’un fonds qui sera dédié principalement à la promotion de l’image et de la visibilité du secteur. Elle a souligné l’importance de trouver les compétences requises pour revoir le secteur financier.

La vice-présidente de MF reconnait que les enjeux sont multiples mais le secteur financier est apte à relever ces défis.

Pour leur part, les représentants de la Mauritius Bankers Association Limited, (MBA) représentée par son président Alain Law Min, ainsi que par le Chief Executive Officer, Daniel Essoo, ont formulé une série de propositions concernant les mesures concrètes sur le thème ‘Préserver la confiance des investisseurs et booster la croissance’ en vue de faire face à la situation d’incertitude due à la pandémie de COVID-19.
Les propositions s’articulent autour de quatre objectifs : préserver la stabilité du secteur des services financiers ; permettre aux banques de soutenir davantage les secteurs clés de l’économie ; stimuler la croissance ; et aider le gouvernement à lever des fonds de façon durable et économique.

La MBA a proposé des amendements législatifs et techniques qui contribueraient à améliorer l’efficacité opérationnelle, à faciliter les opérations bancaires et au respect, par les banques et leurs clients. Des recommandations pour prévenir la criminalité financière ont également été formulées.

La nouvelle institution, Mauritius Africa Fintech Hub, représenté par son Chief Executive Officer Michal Szymanski, a fait des propositions autour de trois axes. Le premier se rapporte à la standardisation du processus de guichet unique pour la fintech afin de répondre à la demande et aux exigences dans ce secteur, en vue d’aider les investisseurs étrangers et locaux à exploiter des opportunités d’affaires dans le pays. Le second concerne la banque numérique qui, selon Michal Szymanski, est la voie du futur. Il s’agit de savoir comment utiliser les législations existantes pour faciliter les transactions en ligne à travers la numérisation aussi bien que l’utilisation du téléphone portable pour l’ouverture d’un compte bancaire. Finalement le CEO de Mauritius Africa Fintech Hub a considéré qu’en encourageant les investisseurs potentiels étrangers à mettre sur pied leur entreprise à Maurice, cela permettra de créer plus d’opportunités pour les jeunes. Cela est d’autant plus intéressant que le pays bénéficie d’une excellente réputation en Afrique en matière de fintech.

Ce contenu est réservé aux niveaux :Abonnement annuel (paiement via Paypal en USD ou en MUR par Virement bancaire), Abonnement mensuel (paiement via Paypal en USD), et Abonnement pour 6 mois (paiement via Paypal en USD ou en MUR par Virement bancaire)
S’inscrire
Log In