GRIT is about working on something you care about so much that you are willing to stay loyal to it…it’s doing what you love, but not just – falling in love – staying in love.” [Angela Duckworth]

VEENA MATABUDUL-PULTON

Ile Maurice, our Beloved Motherland…nou later Mama Maurice… Le 12 mars 1968, c’était ton jour de gloire. Enfin libre et indépendante, tu aspirais à ton autonomie. Perle de l’océan Indien, tu étais prête à affronter et à assumer des défis de taille.

Mais cette année, l’an 2021, à la même date, ton 53e anniversaire qui aurait dû être fêté en grande pompe, était célébré en toute solennité. Covid oblige!

O Motherland of ours…notre chère patrie…, quel piège immonde t’a tendu ce virus vorace ? Est-ce pour mettre un frein à ton entrain ? Quel gâchis ! Une fois de plus, cet intrus que nous redoutons tant, a déployé ses tentacules pour ternir l’image du paradis, que tu incarnais si fièrement, avant la pandémie.

Oui, pauvres de nous ! Une fois de plus, le ciel nous tombe sur la tête. Corvées et contraintes feront désormais partie de notre quotidien. Mais il ne faut absolument pas que nous devenions des zombies à la merci de ce paria… quels que soient ses variants ! Il s’en délecterait outre mesure! Dévouons-nous à nos Prières, armons-nous de Patience et maintenons la flamme de la Persévérance, pour sortir la tête hors de l’eau. Protégeons-nous de ce marasme qui risque de nous infliger une destinée affligeante. Aérons-nous l’esprit déjà suffoqué par les nouvelles effarantes qui nous assaillent et qui nous accablent. Que notre vulnérabilité actuelle n’entrave pas notre faculté de réflexion et de raisonnement. Notre bien-être physique et psychique demeure après tout, notre priorité absolue.

Alors, que faire ? Agrippons-nous à l’espoir d’un lendemain meilleur. Ayons le GRIT d’avancer pour que nos enfants retrouvent leur insouciance, nos jeunes une confiance inébranlable en leur avenir. Quant à nous, adultes, gardons notre optimisme, et vous, nos aînés, que le souffle de l’espérance vous insuffle l’apaisement et la sérénité.

Néanmoins, malgré nos déboires, la Journée du 8 mars, qui est dédiée à toutes les femmes de l’Univers, mérite que l’on s’y attarde. En effet, c’est en 1975, que l’Organisation des Nations unies (ONU) décrète cette date, Journée internationale des femmes ou Women’s International Day. En 1977, le 8 mars est officiellement célébré en notre honneur. Au cœur des médias et dans le cœur de chacun, nos valeurs sont magnifiées et nos voix écoutées ou entendues. Pourvu que ça dure !

Saviez-vous que c’est en 1910, qu’une femme à poigne, d’origine allemande, la militante socialiste Clara Zetkin, fait voler en éclats des préjugés en clamant haut et fort, qu’une Journée soit accordée aux femmes ? C’est un véritable coup de fouet donné à l’essor pour l’émancipation des femmes, qui s’amplifie au fil du temps, aux quatre coins du monde.

Chez nous, qui sont-elles, ces femmes héroïques qui ont laissé une marque indélébile dans les pages de notre histoire ? Entre autres, Anjalay Coopen, devient, à 32 ans, une femme symbole à titre posthume, pour son combat pour les droits des travailleurs. Anjalay perd la vie, pour une noble cause, certes, mais en emportant avec elle son bébé à naître…

Nos héroïnes, ne sont-elles pas aussi ces femmes de l’ombre, nos aïeules, ces anciennes combattantes, ou si vous voulez, ces battantes invétérées que nous devons vénérer en notre for intérieur. Condamnées à une vie de servitude, longeant les corridors de la misère, elles se sont endurcies, à force de buter et de lutter contre toutes les intempéries de la vie. Persévérance était sans conteste leur mantra. Si ce n’est la force de leur passion, c’est sans aucun doute la puissance de leur acharnement ou alors le pouvoir de leur résilience, qui ont été les clés de leur survie. Nous, les femmes de l’île Maurice, qui est à la fois notre mère patrie et notre mère nourricière, ne devons-nous pas être fières de ce bel héritage légué par nos ascendantes ?

C’est dans cette atmosphère au parfum féminin que j’ai choisi de vous présenter GRIT, l’ouvrage d’Angela Duckworth. Le recueil GRIT, est un eye-opening journey, ou, si vous voulez, un guide édifiant et enrichissant sur l’obstination et la réussite mais attention, prévient l’écrivaine, il faut éviter d’en faire tout un plat et ne pas succomber à une obsession maladive pour atteindre le succès.

L’auteure, par le biais d’un éventail d’études et d’expériences vécues, nous démontre comment la persévérance et la résilience nous permettent de se forger une vision de notre propre avenir. De même, elle maintient pourquoi il est crucial de se trouver une passion et de la cultiver ? GRIT nous enseigne aussi que seul le talent ne suffit pas pour réussir. La culture de l’effort est tout aussi importante… “Our potential is one thing. What we do with it is quite another.”

Si des obstacles qui obstruent ou entravent notre voie vers le succès sont légion, comment les contourner ? Et enfin, est-il possible de rester focalisés et concentrés sur nos objectifs même quand tout ne tourne pas rond ?

En (re)lisant GRIT d’Angela Duckworth, nous (ré)apprendrons ainsi comment, peu importe les circonstances de la vie, peu importe notre but ou notre ambition, être gritty, avoir du cran ou prendre son courage à deux mains, nous aiderait à franchir un pas décisif vers la voie du succès. Bref, comme dit le proverbe, « qui ne tente rien n’a rien ».