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Hippisme : Maxime Sauzier, l’homme pont du GM ou l’homme fort de la MTCSL

Le nouveau président Paul France Tennant chercherait désespérément des éléments de bonne volonté pour primo faciliter les relations avec les autorités gouvernementales et secundo aider la Mauritius Turf Club and Leisure Co. Ltd. (MTCSL) à mettre de l’ordre dans ses priorités et à se conformer aux désirs du locataire du Prime Minister’s Office. C’est Maxime Sauzier qui se présente comme favori pour se voir confier cette double mission.

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Pas étonnant que Maxime Sauzier soit pressenti pour cette mission. D’abord, il est celui qui a permis indirectement à Paul France Tennant d’être propulsé à la tête du MTC. Il a, en effet, été le messager du PMO qui exigeait le départ de Jean-Michel Giraud, pourtant, président élu démocratiquement par les membres du MTC, et d’Anil Kumar Ramnarain, désigné pour la succession de celui-ci.

Le rôle de Maxime Sauzier est d’avoir porté deux messages cruciaux de Pravind Jugnauth. Pourtant, au départ, il avait été approché par Jean-Michel Giraud pour convaincre le PM de la bonne foi du MTC. Depuis novembre dernier, il avait été contacté par Jean Michel Giraud pour être la courroie de transmission entre les MTC/MTCSL et le gouvernement. Ces deux hommes se sont rencontrés pour passer en revue toute la situation dans le milieu. Pas plus tard qu’il y a deux semaines après leur dernière rencontre, Maxime Sauzier avait sollicité un entretien avec le Premier ministre. C’est du reste, à la suite de cet entretien que les choses se sont accélérées et Jean-Michel Giraud a dû démissionner pour permettre aux employés du MTC d’espérer le sauvetage.

Honteuse ingérence
L’ingérence ou encore les exigences intransigeantes du Premier ministre dans les affaires internes d’un club privé sont diversement commentées. Aussi perturbante est encore la mission confiée à Maxime Sauzier, qui a lui-même confié à un homme de loi du MTC, la tâche de convaincre la hiérarchie du club d’exécuter les ordres. La mission a été accomplie à la grande satisfaction des autorités. Malgré cette double exécution sommaire, jusqu’ici le MTC n’a reçu aucune indication de la moindre évolution de la situation pour un départ imminent de la saison 2022.

Des recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent que Maxime Sauzier est pressenti pour être l’homme pont entre l’État et la MTC Sports and Leisure Limited, voire probablement accéder au poste suprême de la MTCSL pour mener les négociations délicates avec les autorités.
Dans ce contexte, il serait intéressant de savoir de l’avocat, s’il ne pense pas – comme il l’affirmait en 2014, dans une interview à Week-End– que les anciens présidents du MTC décédés se retourneront dans leurs tombes de voir les MTC/MTCSL offerts pieds et mains liés sur un plateau aux pouvoirs publics ? Et que ferait, selon lui, la fédération internationale des courses hippiques lorsqu’elle apprendra la nationalisation des courses hippiques à Maurice laissé aux caprices d’un organisateur de paris ?

Pas un inconnu
Maxime Sauzier n’est pas un inconnu dans le milieu hippique. Les turfistes se rappelleront qu’il a été propriétaire de chevaux, notamment au sein de la défunte écurie Bruno Cayeux. Il a aussi et surtout été membre et commissaire avant d’accéder à la présidence du Mauritius Turf Club pendant neuf mois en 1992, cédant ensuite sa place à feu Ram Ruhee. Maxime Sauzier n’est plus membre du MTC depuis cette période, et que sa démission à l’époque de sa présidence faisait suite à un sérieux différend avec le secrétaire Jean Halbwachs.

Et pourtant, pour ceux qui sont dans le secret des dieux, c’est feu Jean Halbwachs qui l’avait recommandé à feu sir Anerood Jugnauth pour qu’il soit candidat sous les couleurs du Mouvement Socialiste Mauricien à Curepipe/Midlands en 1991 où il avait été élu. Comme quoi le MSM, il connaît mais aussi les Jugnauth.
Les liens étant bien établis entre Maxime Sauzier et la MTCSL, le nouveau président Paul France Tennant n’a pas voulu modifier les plans discutés et arrêtés lors d’une réunion de la MTCSL, tenue à la fin d’avril.

Quid de l’application au bail ?

Comme pour bien montrer que c’est la GRA le boss, on n’entend plus parler de la Horse Racing Division indépendante. On n’entend plus parler de Wayne Wood qui depuis sa venue attend toujours l’aval de Dev Beekharry à travers son Chief Executive Officer (CEO) Ponnusawmy pour agir et exécuter sa mission.
Ainsi, la MTCSL attend avec toujours avec impatience la réponse du ministère des Terres pour donner suite à son application pour que le Champ-de-Mars lui soit restitué et pour que son bail initial jusqu’en 2028 soit maintenu. Toutefois, dans les coulisses, on avance que de nouvelles conditions seront attachées au nouveau bail, qui pourrait expirer à la fin de cette année et ce, pour être dans la possibilité d’annuler à tout moment l’exploitation du champ de courses doublement centenaire pour lequel, selon des informations dignes de foi, un nouvel organisateur proche du magnat des paris et du gouvernement, aurait déjà également fait acte de candidature. Affaire à suivre.

Hors texte 1

Me Sauzier a déjà démissionné
d’une instance de la GRA

Maxime Sauzier ne s’est pas totalement éloigné du monde hippique et de sa proximité avec le gouvernement. Il était résolument passé de l’autre côté de la barrière.
En effet, pour la saison passée, il avait accepté de présider le tout premier Appeal Committee mis sur pied par la Gambling Regulatory Authority au lieu du Mauritius Turf club. La GRA avait eu toutes les peines du monde à rendre effectif ce comité d’appel parce qu’il avait la vocation d’être indépendante de la GRA, elle-même, et du MTC qui gérait jusqu’ici cette entité visant à revoir, ou pas, les décisions des commissaires de courses en cas de contestation.
Au sein de cette instance, Maxime Sauzier avait pour collègues l’ancien administrateur du MTC, Yousouf Aboubaker, le commissaire des courses le Dr Abdullah Atchia, Antish Ramdanee, propriétaire et un proche du président du Board de la GRA, Om Kumar Dabbiddin, Randhir Gujadhur, qui a déjà animé des boards d’appel du MTC, le Dr Mohadeb, vétérinaire de l’État et l’ex-entraineur, Naresh Gujadhur connu pour ses motions « embarrassantes » lors des assemblées annuelles du MTC.
Une équipe — d’où manque d’emblée cet ancien juge préconisé et qui lui donnerait le respect nécessaire. Maxime Sauzier n’a pas fait long feu au sein de cette instance et s’est retiré discrètement sans jamais donner d’explication. On ne saura peut-être jamais si les rumeurs de l’ingérence maladive du Senior Adviser du bureau du Premier ministre, Dev Beekharry, en étaient la cause !

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