- Publicité -

IBA (Amendment) Bill : « Don’t shoot the messengers », lance Reza Uteem

Pour le président du MMM, Reza Uteem, les amendements proposés à l’IBA Act visent essentiellement à « museler les critiques de la population » contre l’administration gouvernementale relayées quotidiennement à travers les radios privées.

- Publicité -

« Au lieu d’écouter ce que la population a à dire et apporter les corrections nécessaires à la mauvaise administration décriée par le public, le Premier ministre a choisi d’appliquer la guillotine en supprimant la liberté d’expression à travers la radio. »

Ainsi, poursuit Reza Uteem, l’intention du gouvernement est de mettre les radios privées directement sous la tutelle de l’IBA et, par extension, du gouvernement. « C’est la raison pour laquelle ils commencent par dire que le permis d’opération des radios est renouvelable tous les ans, au lieu de trois. »

Le projet de loi prévoit que l’IBA prendra en considération les sanctions imposées à une radio privée lors du renouvellement de sa licence.

« La première étape est que l’IBA peut appliquer une sanction administrative et la deuxième, qu’elle ne renouvellera pas la licence d’une radio s’il y a eu une sanction administrative », explique Reza Uteem.

« Nous savons qu’une sanction administrative peut être contestée devant le Review Panel ou à travers une Judicial Review devant la Cour suprême. Là encore, le texte de loi a trouvé moyen de surseoir à cette possibilité, en stipulant qu’indépendamment des affaires judiciaires introduites devant la Cour suprême ou l’Independant Review Panel par une radio, l’IBA peut révoquer sa licence. Cela constitue un grand danger pour les radios. L’IBA est “judge and party”. »

Reza Uteem observe que le Review Panel est composé de personnes nommées par le Premier ministre. Or, la loi prévoit que la personne occupant la fonction de président doit quitter son poste en cas de perte de confiance ou de mauvaise conduite dans l’exécution de ces responsabilités.

« Que veut dire “a breach of trust”, sinon que le président en question doit être un pantin entre les mains du Premier ministre s’il ne veut pas être révoqué ? Il doit se soumettre aux caprices de celui qui l’a nommé, faute de quoi il peut être révoqué. Cela démontre à quel point le gouvernement est allergique aux critiques. »

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour