Le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, a d’abord salué le travail du Steering Committee, tout en regrettant que son rapport n’ait pas été déposé avant l’ouverture des débats. Selon lui, l’introduction du kreol morisien constitue « une nécessité démocratique » afin de rapprocher le Parlement de la population.
Relevant les défis liés à la standardisation du vocabulaire, au Hansard, et à l’interprétation simultanée, le leader de l’opposition estime qu’il ne s’agissait pas d’obstacles insurmontables, mais de simples questions d’organisation. « Il faut donner les moyens financiers pour la logistique et le personnel », a-t-il plaidé, appelant le gouvernement à prévoir le recrutement et la formation de sténographes et autres interprètes.
Joe Lesjongard a également souligné que le kreol étant enseigné à l’école et étant reconnu comme langue nationale, il est « incohérent » de le considérer comme inapte aux débats parlementaires. Il a enfin exhorté le gouvernement à aller « au-delà des recommandations » du futur comité en adoptant un calendrier clair de mise en œuvre.
« La décolonisation de notre Parlement est une exigence historique, trop longtemps retardée », a-t-il déclaré, tout en précisant que cette réforme « ne vise pas à diminuer le statut de l’anglais ou du français, mais à élever celui du peuple mauricien ».


