Mère Teresa, la fondatrice de la congrégation des Sœurs Missionnaires de la Charité et des Frères Missionnaires de la Charité, naît dans une famille catholique albanaise en Yougoslavie, le 26 août 1910.

•En 1928, elle entra comme postulante dans l’institut de la Bienheureuse Vierge Marie, en Inde.

•En 1946, témoin chaque jour du spectacle affligeant de pauvreté partout dans la rue, elle ressent un appel pressant à servir le Christ dans les plus pauvres des bidonvilles de cette grande capitale.

•En 1948, avec l’autorisation de ses supérieures, elle abandonne son poste d’enseignante et commence à donner des soins aux malades abandonnés, aux lépreux, aux cancéreux et aux ulcéreux des bidonvilles des alentours. Chaque jour, elle recueille les mourants abandonnés sur les trottoirs et les assiste à mourir dans un climat de dignité retrouvée.

• Deux ans plus tard, quelques jeunes filles viennent se joindre à elle. Une communauté de vie commence à se former.

•En 1950, la fondation des Sœurs missionnaires de Charité est approuvée par la Congrégation pour les religieux. Au cours de son développement et pour satisfaire d’autres besoins, la congrégation suscite une dizaine de branches. Des communautés contemplatives masculines et féminines, une confrérie de prêtres et des communautés laïques masculines se forment.

•La congrégation des Frères missionnaires de la charité et les Co-workers de Mère Teresa regroupent aujourd’hui des hommes, des femmes, des jeunes de toutes les religions qui coopèrent activement à l’œuvre de Mère Teresa ou soutiennent les missionnaires par leur action humanitaire à travers le monde. Mère Teresa a reçu le Prix Nobel de la paix en 1979. En 2003, elle est béatifiée à Rome par le pape Jean-Paul 11.

Les Sœurs missionnaires de la Charité mettent leur confiance en Marie et en son cœur immaculé. Elles servent le Christ souffrant sur la croix et puisent leur inspiration dans cette phrase du Christ « Vous le faites pour moi » (Mt 25, 34-40). Elles se mettent au service des pauvres, des abandonnés, des méprisés meurtris dans leur corps et dans leur âme. Ces religieuses simples, drapées d’un sari blanc à lisière bleue, se sont répandues dans plus de 110 pays, ouvrant plus de 530 maisons pour exercer le charisme de leur fondatrice : la prière et l’action charitable sous toutes ses formes.

C’est à la demande du cardinal Jean Margéot (1916-2009), évêque de Port-Louis, que 6 sœurs Missionnaires de la Charité, 5 Indiennes et une Française, arrivent dans le diocèse le 7 octobre 1972. Auparavant, Mère Teresa en personne était venue constater la nécessité d’installer une communauté dans le diocèse en juin 1970. Elles s’installèrent provisoirement à Rose-Hill et se fixèrent six mois plus tard dans un quartier pauvre de la capitale, à Roche-Bois. Elles gèrent un hospice pour des femmes âgées abandonnées et une crèche. Elles font de l’accompagnement scolaire, donnent des cours d’alphabétisation, visitent et aident les familles défavorisées et participent à la catéchèse dans la paroisse de Notre-Dame-de-l’Assomption.

La communauté de Maurice compte 5 religieuses : 3 Indiennes, 1 Américaine et 1 Mauricienne.