Monsieur Arvin Boolell

Leader de l’opposition

Cher Arvin,

Vous avez proposé un regroupement de toutes les oppositions afin d’avoir au plus vite le départ de l’actuel Gouvernement.

Cette idée peut être séduisante.

Toutefois, l’opposition citoyenne et extraparlementaire que j’anime ne participera pas à une alliance pour porter au pouvoir les éléments du système que nous combattons, pour poursuivre les mêmes pratiques qui nous ont conduits là où nous sommes.

À l’inverse, nous pourrions concevoir un soutien à une synergie répondant à ces conditions préalables et non négociables :

Une opposition commune doit s’engager sur des réformes essentielles :

– Élection du Président de la République ;

– Directeur de l’ICAC nommé par la Judicial and Legal Service Commission parmi les anciens juges ou, en cas d’indisponibilité, les magistrats à la retraite et nouvelle liste comprenant tous les crimes économiques ;

– Speaker obligatoirement député ;

– Fin du monopole de la MBC, et le pluralisme de l’information et l’impartialité de l’information d’État sous le strict contrôle du juge ;

– Création d’un statut des partis, plafonnement contrôlé des dépenses électorales, sanction du dépassement du plafond et limitation du montant des dons des particuliers/entreprises aux partis ;

– Pouvoir accru au DPP pour ordonner des actes d’enquête à la Police.

Cette opposition commune, si elle est victorieuse, deviendrait alors un Gouvernement de mission, de courte durée, d’un an maximum, chargé de faire adopter ces réformes posant un nouveau cadre sociétal. Après, on retournerait tous aux urnes, pour désigner les députés, par définition un nouveau Gouvernement, pour une durée habituelle.

L’action politique n’a de sens que si elle apporte de réels changements. C’est ma conception.

Je vous prie de croire, Cher Arvin, en mes sentiments bien patriotiques,

PADMA UTCHANAH

Président du Ralliement Citoyen pour la Patrie