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Maiden Issues…

Ces dernières 48 heures, le Central CID se retrouve avec une nouvelle drôle d’enquête sur les bras. Au programme était la Maiden Cup, une épreuve qui passionne non seulement les mordus du turf…mais toute l’île Maurice.

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La nombreuse foule de Mauriciens, se déplaçant avant la pandémie de Covid-19, pour se rendre au Champ-de-Mars à cette occasion, en était la preuve. S’il en fallait une. Le temps de cette course hippique, qui dure à peine trois minutes, l’île Maurice, sans exagération aucune, peut-être à quelques exceptions près, retenait son souffle.

Jusqu’ici, en dépit des rivalités entre les différents entraînements, qui se sont succédé au Mauritius Turf Club plus que bicentenaire, l’esprit de Fair Play avait préséance. Et surtout la fierté de reconnaître l’effort et la manière de faire du grand vainqueur aussi bien que des autres participants. Car ce n’est pas n’importe quel coursier, qui pouvait prétendre s’aligner au départ de cette course mythique organisée année après année sur le turf mauricien.

Toutefois, depuis le week-end passé, les autorités, en particulier le Central CID, se retrouvent avec un Maiden Issue à régler. Samedi matin, grande a été la stupeur des Mauriciens, surtout des turfistes, d’apprendre que des pièges mortels, relevant d’acte prémédité de sabotage visant à faire le plus de mal aux chevaux aussi bien qu’aux hommes, ont été plantés sur la piste devant accueillir les différentes épreuves de ce week-end du Maiden.

Certes, le monde hippique n’est pas exempt de cas de dopage de chevaux pour favoriser les desseins d’un autre coursier avec des capacités amoindries.  Oui, il y a également des cas de trucage de courses avec des astuces plus souvent grossières qu’ingénieuses. Mais ce qui a été découvert sur la piste du Champ-de-Mars s’apparente à du jamais-vu.

La piste du Champ-de-Mars a été abusivement dopée, pour faire usage du jargon hippique. Dans tout cas de dopage avéré, le cheval est retiré tout simplement du programme de courses. Du même coup, les paris sont annulés.

C’est ce que recherchaient probablement ceux qui avaient ourdi ce complot comme dernier recours pour faire annuler la Maiden Cup à la toute dernière minute, privant les Mauriciens de ce rendez-vous, sur lequel ils ont dû faire l’impasse au cours de ces deux dernières années.

Jamais dans l’histoire des courses hippiques, Maurice ne s’est heurtée à un tel épisode dénué de cet esprit de Fair Play. Le comportement de Gentleman est une des caractéristiques de la pratique du sport hippique. Qui ne souvient pas des courses de Gentlemen Riders en ouverture de chaque journée dans le temps?

Choisir le week-end de la Maiden Cup pour investir plus de Rs 50 000 dans des pièges jonchant la piste, alors qu’à cette même occasion ce même Champ-de-Mars est synonyme de ferveur et de réjouissances relève de l’inimaginable populaire.

Pour enquêter sur cette Maiden Issue au Champ-de-Mars, le Central CID aura du pain sur la planche. Mais plus important encore, la police a un devoir, pour ne pas dire une obligation, de résultats avec l’identification des auteurs et subséquemment des cerveaux de ce complot à ciel ouvert au Champ-de-Mars.

Le Droit légitime impose le souci que n’importe qui doit bénéficier de la présomption d’innocence « until proven guilty by a Court of Law ». Un principe à respecter scrupuleusement « if we want justice not only to be done but seen to be done ».

N’entamons pas l’intégrité de cette enquête, visant à tout élucider de cette énigmatique présence de pièges mortels plantés sur la piste pour les chevaux de courses aussi bien que les hommes. Et surtout la conviction avec preuves à l’appui que cet acte n’est nullement le fruit du hasard. Les pistes ne manqueront pas.

Ce travail a été exécuté froidement et en étapes, soit de la conception à l’installation des pièges sur la piste en passant par leur fabrication.Autant de protagonistes pour permettre aux fins limiers du Central CID de faire honneur à leur réputation pour résoudre cette énigme dans les meilleurs délais.

Ce Maiden Issue ne peut se résumer au précédent de l’affaire de la saisie de 135 kilos d’héroïne d’une valeur de Rs 2 milliards le 9 mars 2017 dans le port avec tout simplement un suspect, Navind Kistnah, bénéficiant du statut de Star Witness mais sans aucune information pour remonter à la source.

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