DST

Dans le cadre de la manifestation du 29 août 2020 j’avais dit que le printemps mauricien était bel et bien là. J’espère six mois après ne pas avoir tort d’avoir avancé cela.
Samedi 13 février, de nombreux Mauriciens ont de nouveau marché dans la capitale pour réclamer la démission du gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth, et comme à l’accoutumée, ce dernier a minimisé la portée de la marche en traitant ceux qui y ont pris part de « frustrés ». Cela risque de se répéter au cas où l’opposition songerait à organiser une nouvelle manifestation.

Pravind Jugnauth ne bougera pas d’un iota et cela devient de plus en plus évident. La foule, bien qu’affichant une bonne présence, n’aura pas marqué les esprits. D’ailleurs, les revendications faites ont éclipsé le fameux B…Li Deor. Mais le BLD seul n’est pas suffisant pour les Mauriciens qui attendent des propositions concrètes en vue d’un changement en profondeur du système.

Par ailleurs, être un bon dinosaure, un mauvais dinosaure ou un bébé dinosaure, cela ne change rien car le peuple ne veut plus de leaders et autres politiciens qui sont dépassés en cette ère nouvelle où la population mauricienne n’est plus un peuple « admirable » mais un peuple « éclairé » – qui n’hésitera plus à revendiquer ses droits et qui saura dénoncer les largesses éventuelles d’un futur gouvernement.

Le peuple a beaucoup d’espoir et croit en la sincérité de Bruneau Laurette. Cependant, il devrait suivre l’exemple de Rama Valayden et rester loin des politiciens car sa crédibilité pourrait souffrir s’il s’affiche trop souvent aux côtés de certains politiciens ayant mené le peuple en bateau.
Enfin, des actions plus concrètes doivent être mises en oeuvre sur le terrain afin d’expliquer au peuple la vision d’une île Maurice nouvelle et pourquoi une deuxième République est nécessaire.