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Brutalité policière : La mère du mineur agressé réclame Rs 5 millions à l’État et au CP

L’État et le commissaire de police, Anil Kumar Dip, font face à des réclamations de Rs 5 millions pour des actes de brutalité policière alléguée sur un mineur. Une mise en demeure a été servie hier par Marie Rachel Jowaheer, la mère du collégien victime, dans laquelle elle élabore sur la version des faits du collégien quant aux incidents survenus à la station de Metro-Express de Rose-Hill le 30 août dernier.

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Marie Rachel Jowaheer affirme que ce jour-là vers 14 h 45, le mineur se tenait à la station de Rose-Hill lorsqu’il a vu quatre policiers menacer, avec des matraques, et brutaliser des élèves le long de la Route Royale de Rose-Hill. Selon ses dires figurant dans ce document légal rédigé par Me Pazhany Rangasamy (avoué), le collégien aurait immédiatement conclu qu’il s’agirait d’un acte « illégal » et d’un « abus flagrant de pouvoir » de la part de ces quatre policiers.

La mère relate que son fils a sorti son téléphone portable et a commencé à enregistrer les faits et gestes illicites des quatre policiers. Elle avance, par ailleurs, que lorsque les policiers ont vu l’adolescent, deux d’entre eux se sont immédiatement précipités sur lui et, sans aucune raison, l’un d’eux l’a agressé au visage sur le côté gauche près de son œil avec un bâton. Elle poursuit son récit en soulignant que deux autres policiers ont immobilisé le mineur.

Marie Rachel Jowaheer soutient qu’en dépit du fait que le mineur était blessé au visage, on ne l’a pas transporté à l’hôpital pour des soins médicaux mais qu’il a été emmené au poste de police de Rose-Hill où il a été traîné à l’intérieur par la porte arrière et détenu dans une pièce qui se situe au sous-sol.

La mère allègue aussi que pendant cette garde à vue au poste de police, l’adolescent aurait été insulté et rabaissé avec des propos racistes et discriminatoires à son égard et proférés par certains policiers qui y sont affectés et que l’un d’entre eux aurait également tabassé le collégien.

Elle raconte qu’après quelque temps, un de ses voisins est parti le récupérer au poste de police de Rose-Hill et que son fils aurait été soumis à un chantage pour écrire sur un document qu’il n’avait aucune plainte à porter contre des policiers et signer ce papier sans qu’on lui en explique le contenu. On aurait fait comprendre au mineur qu’en cas de refus, il serait détenu par la police et poursuivi devant le tribunal.
Agissant sous une telle contrainte, le mineur, selon sa mère, n’a eu d’autre choix que d’écrire et de signer le document en conséquence, après quoi il a été autorisé à quitter le poste de police de Rose-Hill.

La mère du mineur estime que l’État et le CP sont responsables en tant que « commettants » des actes et agissements de ces policiers. Elle affirme en substance que ces actes et agissements de ces hommes en uniforme, qui ont illégalement battu, agressé, arrêté et détenu le mineur au poste de police de Rose Hill le 30 août dernier, constituent une faute lourde qui a causé un préjudice grave en termes de douleur et de souffrance, d’humiliation, de traumatisme psychologique et de préjudice moral au mineur.

Marie Rachel Jowaheer évalue le préjudice causé à Rs 5 millions. La mère de famille indique également qu’il y a des caméras de surveillance au niveau de la route principale de Rose-Hill et également à la station de métro qui ont capturé les images des actes commis à l’encontre des étudiants aussi bien que l’agression et l’arrestation de son fils par la police ce jour-là.

Par conséquent, elle réclame que ces images constituent des preuves cruciales des agissements de ces policiers en poste et doivent être sécurisées en tant qu’Exhbitis à être produits en Cour « as and when required ». Un délai d’un mois est accordé à l’État et au CP pour faire connaître leurs positions.

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