Le chef de file du PTr au Parlement, Arvin Boolell, estime que le Ruling de la magistrate Azna Bholah dans le cadre de ce qui est connu comme le Molnupiravir Saga constitue « une claque sonore à l’ICAC ». Dans le cadre du jugement de la magistrate, il a dénoncé « la vaine tentative de l’ICAC de protéger l’ex-SCE du ministère de la Santé, Dalida Allagapen » alors que la charge provisoire contre le Principal Pharmacist Brijendrasingh Naeck a été rayée.
« Ce qu’il est important de retenir, c’est que non seulement l’ICAC a agi de façon arbitraire mais ni la Dr Gaud qui préside le High-Powered Committee, ni la Senior Chief Executive n’ont été interrogées par les enquêteurs de l’ICAC. Ce qui explique que Mme Bholah a parlé de Fishing Expedition », a-t-il dit. Il estime qu’il est évident « que des instructions ont été données pour l’achat d’un million de comprimés de Molcovir et qu’il n’y avait aucune raison pour justifier l’achat d’un million de molcovir à Rs 79,92 au lieu de Rs 9 de CPN Distributors ».
Ce qui a amené Arvin Boolell à se demander comment justifier l’existence de l’ICAC. Il a estimé que « cette instance n’est qu’un outil du gouvernement utilisé pour agir d’une façon arbitraire et revancharde contre ceux qui dénoncent avec force le comportement de la classe politique. »
« Nous attendons le Central Medical Procurement Bill qui enlèvera tous les pouvoirs du ministère de la Santé. C’est la corruption à son comble en ce qui concerne l’achat des médicaments », dénonce-t-il. Il a affirmé qu’un éventuel gouvernement du PTr et de ses alliés reverra les structures des institutions, en particulier l’ICAC, « pour les rendre vraiment indépendantes ». La loi concernant la fraude et la corruption demande à être revue, a souligné Arvin Boolell qui a rappelé que le Programme Based-budgeting qui a été aboli par l’actuel gouvernement « avait permis d’avoir plus de transparence sur un ministre ».
Commentant l’amendement à la Local Government Act, le député a félicité tous les membres de l’opposition, en particulier du PTr, qui sont intervenus dans les débats. Il estime que la décision « to empower » le président de la république pour prolonger le mandat des conseils municipaux a été introduit dans la loi « afin que ne puisse être contesté le texte de loi car on ne peut poursuivre le président de la République ».
Pour lui, la promesse qu’il y aurait des consultations avec toutes les parties concernées pour préparer la réforme des structures et les élections municipales n’est que « vaine ». Il a annoncé que le PTr est entré en contact avec l’ancien Attorney General de Trinité-et-Tobago qui est disposé à apporter son soutien à l’équipe légale de Maurice « to test the constitutionality » du texte de loi qui « est plus qu’une loi scélérate ». Le renvoi des élections municipales est une entorse à la démocratie et la loi adoptée « mérite la poubelle de l’histoire », a-t-il ajouté.

