Il n’y a donc aucune limite au ridicule ou à la honte ! Alors qu’on croyait sincèrement qu’avec l’épisode exécrable signé du rottweiler de service dans l’auguste temple des parlementaires, on ne pouvait tomber plus bas. Et pourtant… si !

Dimanche 15, jour de l’Assomption, jour ô combien symbolique et faste pour nos frères et sœurs catholiques, quelques politiques de la majorité, dont certains pratiquent le clientélisme à outrance et qui ne sont pas à une trahison près, ont eu l’outrecuidance de… signer leurs « gato Marie » ! Si ce n’est pas de l’indécence, alors qu’est-ce que c’est ? Ces politiques sont-ils à ce point imbus de leur petite personne qu’ils ne réalisent pas à quel point leur malheureux geste était blessant et révoltant ? Prennent-ils ce peuple jusqu’ici obéissant, indulgent et tolérant pour un « dépôt fixe » à qui l’on peut tout faire subir, sous prétexte qu’une frange est honteusement servile, obséquieuse et prête à tout ? Est-ce que les économiquement faibles sont donc sans amour-propre ni dignité pour être traités ainsi ?

Être bardée de diplômes de prestigieuses universités n’implique pas automatiquement d’en avoir dans la caboche, et encore moins dans le cœur ! Cette députée de la majorité l’a encore prouvé, hélas… Ces membres du régime de Pravind Jugnauth gagneraient à présenter des excuses publiques pour leur geste insultant. Doit-on leur rappeler, pour la énième fois, qu’ils sont au service du peuple, et non le contraire ? Et en véritables chiens de faïence de la dignité humaine, les médias leur rappelleront effectivement cela à chaque fois que l’arrogance du pouvoir leur monte à la tête ! Même les drogues synthétiques n’ont pas le pouvoir d’avilir les gens à ce point-là !

Ces montées, non pas d’adrénaline, mais carrément de sottise, surtout quand elles proviennent d’éléments féminins de la classe politique, ne peuvent que susciter dégoût, hargne, mépris, indignation et révolte. Qu’elles souhaitent ne jurer que par leur roi du jour, c’est leur choix et leur droit tout à fait légitime. Mais de grâce, respectez les autres !

Et parmi ces « mamelouk » du régime actuel, comment ne pas signaler cette ex-animatrice de radio qui se plaît régulièrement ces temps-ci à donner des leçons de journalisme (et on se demande quand elle l’a été…). Ou encore cette autre (qui n’en est pas à sa première bourde lamentable) qui s’est découvert un drôle de goût pour les… menaces, du style « na pa tous nou… ». Oui, avec de tels éléments pour un prochain mandat, Pravind Jugnauth risque bien de lourdement déchanter, quoi que ses “spin doctors” de Lakwizinn prétendent !

Peut-être que c’est parce qu’il sent qu’il perd un peu le contrôle de certains membres de ses troupes et qu’il se retrouve un peu dans le rouge que Pravind Jugnauth tend justement la perche à son ennemi dit « juré ». Et puisqu’en politique, comme on le dit, tout est possible, même l’impossible… La conjoncture d’un parti unique, appuyée par ces images renvoyées par la station nationale, lors de la soirée à l’ambassade de l’Inde à Maurice cette semaine, donne lieu à toutes les spéculations imaginables, évidemment. Et il faut convenir qu’une alliance rouge-orange reste tout à fait plausible. Même si cela se fait au détriment de certains membres, qui n’adhéreraient peut-être pas à l’équation, et que cela mènera à l’explosion du parti de Navin Ramgoolam… Toujours est-il que ce cas de figure implique beaucoup de choses, bonnes et moins bonnes.

Incontrôlable, surtout, l’épidémie de Covid-19 chez nous. Avec l’augmentation exponentielle des cas et les nouveaux records atteints chaque jour, la paralysie des secteurs clé de la vie économique et sociale du pays, on se demande quand une décision réfléchie et adéquate sera prise. Ou même « si » elle sera prise… Ce qui pousse nombre de citoyens, dont des professionnels de la médecine, à se demander s’il y a une réelle volonté de protéger le peuple ou de l’abandonner à son triste sort. Une fois encore, et on ne cessera de le répéter : on n’en serait pas arrivés là si, au départ de cette deuxième vague, un confinement total avait été imposé pour contenir le virus et sa propagation. Le Dr Gujadhur avait averti, mais il n’a pas été écouté…