Pendant que nos décideurs politiques bombent le torse à l’idée d’envoyer un satellite dans l’espace (allez comprendre l’urgence derrière une telle chose quand dans notre pays, qui subit les retombées d’une crise sanitaire mondiale, on n’arrive pas à être autosuffisant sur le plan de l’alimentation et que des familles ne mangent pas à leur faim), qu’ils trouvent des parades lamentables pour justifier une éventuelle taxation de loisirs, dont les plateformes de “streaming” comme Netflix, qu’ils maintiennent dur comme fer que le MV Wakashio « se porte bien et se repose dans la baie » (ben voyons !), plutôt que d’accepter qu’il prend l’eau et qu’il va littéralement plomber cette partie de notre littoral et sa faune marine, causant une des pires catastrophes écologiques de notre pays… une foule de nos enfants dorment toujours à la belle étoile !

Car oui, dans diverses régions de l’île – Riambel, Pointe-aux-Sables, Curepipe), et par le froid glacial des journées et soirées hivernales impitoyables de cette année, des squatters dont les “cases” ont été rasées continuent de braver les intempéries et l’inaction gouvernementale. Mais les victimes les plus tragiques de cette situation sont ces petits êtres fragiles, vulnérables, innocents, surtout. Ces enfants qui sont contraints à subir les caprices et décisions indiscutables de nos politiques qui, pour leur part, sont davantage préoccupés par leur image et leurs projets, souvent dépourvus d’humanité et de bon sens ! Des bambins qui seront, à tout jamais, traumatisés et marqués par un épisode douloureux de leur vie. Parce que la priorité de ceux qui nous gouvernent gravite autour de leur ego, tissés dans des plans et projets qui, les uns comme les autres, prennent l’eau…

À l’instar de ce fameux Metro Express, censé décongestionner miraculeusement nos artères principales… Moyen de transport qui, depuis la fin du confinement, roule quasiment à vide, principalement parce que les “feeder buses” ont été redéployés à des fins beaucoup plus rentables : ce qui tombe sous le coup de la logique dans le sillage de la crise économique ! Et pendant ce temps-là, toujours, le massacre de l’environnement et de la nature continue de plus belle sur le tracé du métro, de Curepipe à Rose-Hill, en passant par Vacoas et Quatre-Bornes : espaces verts sacrifiés, martyrisés; terrains brutalement tronqués et redessinés, au gré d’un aménagement qui suscite moult interrogations; lotissements résidentiels dévalués; commerçants tiraillés entre fermer et chômer, ou persévérer, au risque de faire faillite…

Et si l’on pense, naïfs que l’on est, que cela empêche certains, qui siègent parmi la majorité, de dormir le soir, l’on se leurre royalement ! Quand on sait qu’il y a encore bon nombre de nos compatriotes qui sont “stranded”, livrés à eux-mêmes, contraints de mendier, et qui sont quasiment devenus des sans-abri, à l’étranger, pour cause de pandémie mondiale de Covid-19, alors que des jets privés atterrissent sur le tarmac supposément “restricted zone” de Plaisance, on nage en pleine confusion ! Et le summum est atteint quand un établissement hôtelier, sis en plein complexe commercial, est transformé en centre de quarantaine. Là, sérieusement, on se demande si on a raté des épisodes…

Et ne nous attendons pas à un tant soit peu d’humilité ou d’honnêteté de nos élus de la majorité ! Il semble bien que le virus de l’arrogance ait contaminé l’ensemble de ceux qui nous gouvernent. Pour cela, il n’y a qu’à suivre les débats hebdomadaires à l’Assemblée nationale, où l’on apprend, surtout, que tous nos maux ont pour origine Navin Ramgoolam et son gouvernement travailliste, qui était en place jusqu’à décembre 2014. Même pour les scandales pendant et post-confinement, ce sont eux, les responsables… Allez comprendre !
Et pendant ce temps-là, la mort d’Iqbal Toofany, alors qu’il se trouvait en détention policière, demeure sans explication plausible. Idem pour les décès survenus en prison, cette fois, de mars à mai derniers, de Louis Michael Louise, Jean Alain Auguste, Jean Caël Permès et Joselito Evenord…