Plainte d’une mineure : Un médecin arrêté pour le délit d’avortement allégué

La police a arrêté un médecin, âgé de 61 ans, soupçonné d’avoir prescrit des pilules abortives à une adolescente de 17 ans. Cette dernière ignorait à quoi servaient les médicaments et avait l’intention de garder l’enfant. Le sexagénaire, dont le cabinet se situe à Vacoas, a été inculpé au tribunal de Curepipe hier pour le délit d’Alleged Abortion. Il compte donner sa version des faits ultérieurement en présence d’un homme de loi.
Dans le cadre de cette enquête, menée par l’équipe de l’inspecteur Cowlessur, la police a arrêté le père (45 ans₎) de la plaignante la semaine dernière. Ce maçon est soupçonné d’avoir agi de connivence avec le médecin pour obtenir une prescription médicale contre sa fille.

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La police a enregistré deux plaintes sur ce cas la semaine dernière, celles de l’adolescente et de sa sœur (21 ans). Selon cette dernière, ses parents sont divorcés et la victime habite avec son père à Mont-Roches. Elles sont souvent en contact par téléphone.
Dans sa version des faits, elle confie qu’elle a échangé plusieurs messages avec sa sœur les 27 et 28 août. La collégienne lui a raconté qu’elle a un petit copain et qu’ils ont eu des rapports intimes en juillet. Elle a alors appris qu’elle était enceinte et devait informer son père de la nouvelle.

La grande sœur a ensuite compris que l’adolescente avait eu recours à un avortement et qu’elle ignorait tout du processus. La grande sœur a montré les différents messages à la police.

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La Child Development Unit a pris le cas en main en interrogeant l’adolescente. Cette dernière a raconté qu’elle avait fait un test de grossesse le mois dernier et qu’elle a appris qu’elle était enceinte. Dans la journée du 28 août, son père l’a accompagnée dans la salle de consultations d’un médecin privé à Vacoas. La mineure a pu retenir le nom de famille du médecin, qui était affiché sur la porte. Elle a expliqué que son père s’est entretenu avec le sexagénaire, mais qu’elle ignorait la teneur de leur conversation.

Puis le médecin l’a examinée avant de s’entretenir une nouvelle fois avec le maçon. Selon la collégienne, elle ignorait de quoi ils parlaient et personne n’a sollicité son avis.
Par la suite, le médecin est revenu pour lui faire deux injections au ventre pour qu’elle fasse une fausse couche. Puis le médecin a remis une prescription médicale au quadragénaire. Ce dernier s’est alors procuré dix pilules d’avortement. L’adolescente a avancé qu’il y a eu pression pour qu’elle avale ces médicaments et qu’elle a fini par perdre son enfant.

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La CDU a pris en charge la mineure pour la faire admettre à l’hôpital, où elle a subi plusieurs tests. La police estime que la santé de la collégienne a été mise à risque après cette fausse couche. C’est une des raisons pour laquelle les enquêteurs ont appréhendé le maçon la semaine dernière.

Hier, c’est le médecin qui a été arrêté. La police a appris que le petit copain de l’adolescente est lui aussi mineur. Elle a sollicité un avis légal pour savoir si ce dernier doit être interrogé pour les besoins de l’enquête.

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