OLIVIER PRECIEUX

Menwar ti sant : « Mwa mo enn ti zenes, mo pe mars lor labrez, mo pe rod fasilite pou mo viv mo lavi… Mama mo mama ho, asize mo fer twa konpran… Pop sa mama… lekonomi Pop sa papa… »

Nicolas Sarkozy, qu’on ne soupçonne pas communiste, disait pendant l’université d’été du MEDEF (l’équivalent de Business Mauritius à Maurice), qu’il fallait réguler le marché et que les entreprises doivent participer aux débats de la société. Les attitudes de l’élite économique de l’ÎIe Maurice pendant cette pandémie doivent être dénoncées.

Les hôtels, qui depuis l’indépendance ont engrangé de faramineux bénéfices, ne peuvent se poser en victimes d’une crise sanitaire. On coupe les effectifs. Les travailleurs perdent sur tous les plans. Où sont passés ces milliards accumulés depuis des décennies ?

On parle de ressources humaines… L’humain doit être au centre de toutes décisions économiques. Le système capitaliste doit être au service de l’humain.

Cette élite économique a la majorité de la possession foncière à Maurice ; les banques sont leurs palais ; de grosses sociétés d’assurances font leurs beaux jours. Ce n’est pas la Corporate Social Responsibility (CSR) – avec des artifices de services sociaux en donnant des petits cadeaux pendant les fêtes de Noël – qui aidera à une démocratisation de l’économie et à rendre à ce père ou cette mère de famille son emploi.

Négliger l’humain pour des causes économiques est une renonciation au vivre ensemble…