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PTR : Boolell propose une 2nde séance parlementaire par semaine

À la veille de la reprise de l’Assemblée nationale, mardi, le chef de file du groupe parlementaire du Ptr, Arvin Boolell, se prononce en faveur d’une seconde séance parlementaire par semaine.

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« Je ne vois aucune raison pour laquelle on ne puisse organiser deux séances parlementaires par semaine. Les débats sur le budget donnent lieu à plusieurs séances par semaine. Mais au-delà de la séance de mardi qui comprend des interpellations et des débats sur des textes de loi, il est possible d’avoir une séance spéciale consacrée aux questions et aux déclarations ministérielles », dit le dirigeant du PTr. L’important est que la démocratie parlementaire puisse prévaloir.

Arvin Boolell affirme que le Speaker, Sooroojdev Phokeer, ne doit pas être un « instrument entre les mains du Premier ministre ». Il a rappelé avoir porté une affaire en Cour contre le Speaker et qu’il respectera le jugement du tribunal même s’il n’est pas d’accord avec son verdict. Il estime que le Parlement n’est pas un monastère, mais le « temple de la démocratie où la voix et la prière du peuple doivent se faire entendre ».

Arvin Boolell a déploré que l’étendue couverte par les questions parlementaires soit limitée. « On ne peut poser de questions sur la Banque de Maurice ou les compagnies privées du gouvernement », note-t-il, en estimant que les règles de la confidentialité ne doivent pas faire obstacle à la transparence parce que nous parlons de l’argent des contribuables . Il a souhaité que le Speaker « apprenne ses leçons », et tout en laissant les règles parlementaires prévaloir. « Il doit laisser l’opposition faire son travail », dit-il.

Le porte-parole du PTr considère que, contrairement aux précédents Premiers ministres, notamment sir Anerood Jugnauth, Paul Bérenger et Navin Ramgoolam, « l’actuel Premier ministre fait tout pour ne pas répondre aux PNQ en donnant de longues réponses, etc. ». Cela constitue une façon, selon lui, de « remettre en cause la démocratie parlementaire ». À ce propos, il a annoncé qu’il demandera à un groupe de parlementaires travaillistes de rencontrer le Speaker pour faire deux propositions de sorte à donner priorité aux questions importantes. « Sinon, il faudra revoir les Standings Orders afin qu’il y ait une deuxième séance », ajoute-t-il.
Arvin Boolell est revenu sur la situation de l’économie pour expliquer que la détérioration sur ce plan date d’avant l’avènement du Covid-19. Pour lui, le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a tort « de tout mettre sur le dos du Covid et de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ». Il a considéré que la population est frappée par deux taxes majeures supplémentaires, c’est-à-dire l’inflation et la dépréciation de la roupie. « La conséquence en est que ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont affectées. » Il a déploré, alors que les compagnies hôtelières privées ont bénéficié des milliards de la MIC, que les PME n’aient rien eu» en terme de prêts subventionnés.
Pour sa part, Stéphanie Anquetil a annoncé avoir adressé une lettre au Premier ministre pour évoquer le nombre des meurtres de femmes durant ces dernières semaines. Elle a présenté ses sympathies aux familles des victimes de ces actes de barbarie. Elle dit que le Premier ministre doit prendre les choses en main en donnant un signal fort à la population. « N’est-il pas temps de lancer une campagne nationale pour inviter les hommes à s’interroger sur leurs comportements ? Et parallèlement, d’établir une consultation permanente avec toutes les Ong, les syndicats et la société civile pour de meilleurs résultats dans la lutte contre la violence conjugale ? » se demande-t-elle.
« Pourquoi les amendements nécessaires pour renforcer la loi sur la violence domestique se font toujours attendre ? Combien de temps encore les femmes seront condamnées à rester avec leurs conjoints violents par manque d’hébergement d’urgence ? Quel suivi pour les plaintes des victimes qui sont souvent pointées du doigt par la police ? Pourquoi l’introduction du bracelet électronique sur une base pilote a été ignorée ? Pourquoi il n’existe pas une formation appropriée de notre police pour mieux traiter ces violences ? » poursuit-elle. Elle a souhaité l’intervention personnelle du PM auprès du commissaire de police « pour voir les défaillances dans le processus de l’accompagnement et la réinsertion des détenus à la sortie de prison »
Michaël Sik Yuen a évoqué des appels de détresse qu’il reçoit des personnes qui n’ont rien à manger et qui vont se coucher le ventre vide. Il a dénoncé « la panique créée par un officier du ministère de Commerce au sujet du rationnement de l’huile ». Pour lui, le gouvernement « est en pilotage automatique ».

Eshan Juman s’est interrigé sur « une précipitation ministérielle vers Dubaï » alors que la population et les femmes sont dans la détresse et font face à toute sorte de problèmes. Il a constaté que les habitants du morcellement Chazal n’ont pas d’eau depuis une semaine. Il a affirmé que les parlementaires de l’opposition ont des questions pour jusqu’à la fin de l’année, « tellement qu’il y a des scandales à Maurice ».

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