KAROLA ZUËL

À Maurice, nous avons tendance à respecter les règles des grands “mounn” sans poser de question. Nous acquérons, des plus grands, le savoir-être et le savoir-faire dans une société qui a, d’un coup, fait face à une technologie révolutionnaire et l’immense océan du savoir qui est l’Internet. On remet donc en doute beaucoup de règles de notre société et on se rebelle souvent devant le manque d’explication de nos grands “mounn” sur divers sujets : le sexe, les superstitions, le féminisme ou encore la misandrie.

Néanmoins, dans ce monde qui va vite, il y a toujours cette gêne pour parler de sexe. Ces “ti ti ti” qui augmentent le manque de connaissance sur le sujet, en particulier auprès de la génération Y & Z ! Est-ce une honte d’en parler ouvertement ou avons-nous peur d’être tagués de pervers, de maniaque ? Peut-on dire que s’instruire à travers des sites illégaux à Maurice arrangera les choses ? En parler à bon escient ne fera pas de la génération à venir des accros du coït. Contrairement aux préjugés, instruire un adolescent sur les relations saines et les méthodes de contraception lui permettront de connaître son droit à consentir, prévenir les grossesses non désirées, découvrir son identité sexuelle et se protéger des diverses IST à l’âge requis.

Briser la glace sur le sexe à l’école ou à la maison contribue à ce que les jeunes vivent bien leur transition de l’adolescence au monde des adultes. Par ailleurs, d’un point de vue logique, le sexe fera partie intégrante des étapes de la vie et sera toujours, à un moment donné, un topique incontournable dans l’éducation et l’épanouissement de l’individu, car la société veut que toute personne se marie, fasse des enfants, ainsi de suite. Donc à bas les tabous et parlons sexe !